Analyse de l'Arrêt n. 44251 de 2024 : Traduction des Actes et Nullité à Régime Intermédiaire

L'arrêt n. 44251 du 16 octobre 2024, rendu par la Cour de Cassation, représente un pas important dans la jurisprudence italienne concernant les droits des prévenus ne parlant pas l'italien. Dans cette décision, la Cour a abordé le thème de l'absence de traduction de l'arrêt d'appel pour un prévenu alloglotte, établissant clairement les conditions nécessaires pour déduire la nullité à régime intermédiaire.

Le Contexte de l'Arrêt

En particulier, la Cour a rejeté le recours présenté par l'avocat de confiance du prévenu P. L., soulignant que la charge de prouver l'intérêt concret et actuel à faire appel en cas d'absence de traduction incombe au prévenu lui-même. Ce principe repose sur la nécessité de garantir que la défense ne soit pas compromise par un manque de compréhension des actes de la procédure.

Prévenu alloglotte - Absence de traduction de l'arrêt - Nullité à régime intermédiaire - Intérêt à la déduction - Conditions - Faits. En matière de traduction des actes, le prévenu alloglotte qui se plaint de l'absence de traduction de l'arrêt a la charge, en cohérence avec la nature générale à régime intermédiaire de la nullité qui dans ce cas est en jeu, d'indiquer l'existence d'un intérêt à faire appel concret, actuel et vérifiable, n'étant pas suffisante la simple allégation d'un préjudice abstrait ou potentiel. (Affaire relative à un recours en cassation régulièrement présenté par l'avocat de confiance d'un prévenu alloglotte, dans laquelle la Cour a jugé irrecevable le motif selon lequel il était allégué l'absence de traduction de l'arrêt d'appel, le requérant n'ayant pas démontré si et dans quelle mesure la méconnaissance personnelle et opportune de l'arrêt contesté avait influencé ses stratégies de défense).

Les Conditions de la Nullité

La Cour a clarifié qu'il ne suffit pas de se plaindre d'un préjudice abstrait ou potentiel pour justifier la nullité de l'arrêt ; il est nécessaire de prouver un intérêt concret et actuel. Cela implique que le prévenu doit démontrer de quelle manière l'absence de traduction a affecté ses choix de défense. Cette décision s'aligne avec les principes établis par le Nouveau Code de Procédure Pénale, en particulier les articles 143, 178 et 180, qui concernent les modalités de traduction des actes et la protection des droits des prévenus.

Conclusions

L'arrêt n. 44251 de 2024 nous invite à réfléchir sur l'importance de la traduction des actes de la procédure, en particulier dans un contexte mondial où les prévenus peuvent provenir de cultures et de langues différentes. Le droit à une défense équitable est un principe fondamental de notre système juridique, et la Cour a réaffirmé que les garanties procédurales doivent être effectives et non seulement formelles. Il est essentiel que les avocats soient conscients de ces exigences afin de protéger au mieux les droits de leurs clients, garantissant que chaque prévenu puisse pleinement comprendre les décisions le concernant.

Cabinet d’Avocats Bianucci