Conduite en état d'ivresse et charges de preuve : l'arrêt n° 26281 de 2024

L'arrêt n° 26281 de 2024, rendu par la Cour de Cassation, offre une réflexion importante sur les droits et devoirs des parties impliquées dans une procédure pour conduite en état d'ivresse. En particulier, il souligne la charge de la preuve qui pèse sur le ministère public concernant l'homologation de l'éthylomètre et les vérifications périodiques auxquelles il doit être soumis. Cet aspect est crucial pour garantir un procès équitable et la protection des droits de l'accusé.

Le contexte normatif

La conduite en état d'ivresse est régie par l'article 186 du Code de la route, qui établit les sanctions pour ceux qui conduisent avec un taux d'alcoolémie supérieur aux limites autorisées. Cependant, pour établir la responsabilité de l'accusé, il est fondamental de prouver que l'éthylomètre utilisé pour le test était régulièrement homologué et soumis à des vérifications périodiques, comme prévu par l'art. 379 du Règlement d'exécution du Code de la route.

Les implications de l'arrêt

Résultat positif du test d'alcoolémie - Preuve de l'homologation et de la révision de l'éthylomètre - Charge à la charge du ministère public - Conditions - Charge de l'accusé de contester le fonctionnement de l'appareil - Contenu - Faits. En matière de conduite en état d'ivresse, le ministère public a la charge de fournir la preuve de l'homologation de l'éthylomètre et de sa soumission aux vérifications périodiques prévues par l'art. 379 du règlement d'exécution du code de la route, uniquement dans le cas où l'accusé a présenté des éléments appropriés pour contester l'exécution de ces obligations, la simple demande de ce dernier d'être informé des données relatives à l'homologation et à la révision périodique de l'instrument n'étant pas suffisante à cet égard. (En application du principe, la Cour a annulé avec renvoi la décision contestée, en soulignant qu'en raison des allégations spécifiques de défense concernant l'omission des vérifications annuelles relatives à l'appareil, l'incidence de l'absence de conformité sur la fonctionnalité effective de l'éthylomètre n'avait pas été examinée).

La Cour a établi que le ministère public est tenu de prouver l'homologation et la régularité des vérifications de l'éthylomètre seulement si l'accusé présente des contestations spécifiques concernant la fonctionnalité de l'appareil. Ce principe établit une distinction claire entre les responsabilités des deux parties, soulignant l'importance de la preuve dans un procès pénal.

Conclusions

En conclusion, l'arrêt n° 26281 de 2024 représente un pas significatif dans la jurisprudence relative à la conduite en état d'ivresse. Il clarifie les droits de l'accusé et les responsabilités du ministère public, promouvant un équilibre entre les exigences de sécurité routière et la protection des droits individuels. Il est essentiel que chaque affaire soit évaluée avec attention, en tenant compte des circonstances spécifiques et des preuves présentées, afin que la justice puisse être administrée équitablement.

Cabinet d’Avocats Bianucci