Commentaire sur l'arrêt n. 28489 de 2024 : Validité du DASPO et Droits de Défense

L'arrêt n. 28489 de 2024 représente un point de référence important dans la jurisprudence italienne concernant les mesures de prévention contre la violence lors des manifestations sportives. Dans cet arrêt, la Cour a établi que la validation de la mesure d'interdiction d'accès aux manifestations sportives, connue sous le nom de DASPO, ne peut avoir lieu avant l'expiration du délai de quarante-huit heures suivant la notification au destinataire. Ce délai est fondamental pour garantir le droit de défense de l'accusé, lui permettant d'examiner la documentation et de présenter d'éventuelles mémoires.

Le contexte réglementaire

La mesure de DASPO est régie par la Loi du 13 décembre 1989, n. 401, qui a introduit des mesures préventives pour lutter contre la violence lors des événements sportifs. Selon l'article 6, paragraphe 3 de ladite loi, la validation de la mesure doit respecter certains droits fondamentaux du destinataire, notamment le droit de défense. La Cour constitutionnelle, dans plusieurs décisions, a souligné l'importance de garantir un procès équitable et de ne pas restreindre injustement les droits individuels.

L'arrêt et ses implications

Mesures visant à prévenir les troubles lors des manifestations sportives - Mesure de validation du DASPO intervenue avant l'expiration du délai de 48 heures - Conséquences - Nullité d'ordre général - Vérification du préjudice subi par l'intéressé - Nécessité. En matière de mesures visant à prévenir les phénomènes de violence lors des manifestations sportives, la validation de la mesure du préfet imposant l'obligation de se présenter aux autorités de police (dit DASPO) ne peut intervenir, à peine de nullité d'ordre général, avant l'expiration du délai de quarante-huit heures suivant la notification, accordé au destinataire pour lui permettre d'examiner la documentation et de déposer des mémoires et déductions, tout en restant la nécessité, si celui-ci soulève la violation de son droit de défense, de vérifier, en pratique, le préjudice qu'il a subi.

La Cour a donc souligné que, si le délai de quarante-huit heures n'est pas respecté, la mesure de DASPO est nulle. Cela implique que l'autorité de police doit attendre le délai fixé avant de procéder à la validation, garantissant ainsi un espace adéquat pour le droit de défense de l'intéressé. Il est donc fondamental que le destinataire de la mesure ait la possibilité d'examiner la documentation et de présenter d'éventuelles déductions pouvant influencer la décision finale.

Conclusions

L'arrêt n. 28489 de 2024 représente un pas significatif vers la protection des droits fondamentaux des individus, même dans des contextes de prévention de la violence. La nécessité de respecter le délai de quarante-huit heures pour la validation du DASPO n'est pas seulement une question procédurale, mais un élément essentiel pour garantir un procès juste. Les autorités doivent toujours tenir compte du droit de défense, évitant que les mesures préventives compromettent les droits individuels. Le respect de ces procédures renforce non seulement la légalité, mais contribue également à une approche plus humaine dans la gestion de la sécurité lors des manifestations sportives.

Cabinet d’Avocats Bianucci