Inutilisabilité des déclarations hétéroaccusatoires : analyse de l'arrêt n° 28060 de 2024

L'arrêt n° 28060 du 16 mai 2024, déposé le 12 juillet 2024, représente une décision importante concernant l'inutilisabilité des preuves dans le procès pénal. En particulier, il aborde la question des déclarations faites à la police judiciaire par un suspect en l'absence d'un défenseur et sans les avis nécessaires. Cette décision est d'une importance fondamentale pour comprendre comment protéger le droit à la défense et quelles sont les conséquences des violations procédurales.

Le contexte de l'arrêt

La Cour de Cassation a déclaré que les déclarations hétéroaccusatoires faites par un suspect dans une procédure connexe ne peuvent pas être utilisées comme preuve, lorsque les garanties prévues par la loi, telles que la présence d'un défenseur et les avis appropriés, font défaut. Néanmoins, la Cour a précisé que l'inutilisabilité de ces déclarations ne s'étend pas automatiquement à l'interrogatoire ultérieur qui fait référence aux premières déclarations. Cet aspect repose sur le principe que, bien qu'il y ait eu une violation, l'acte suivant peut ne pas être affecté par la même invalidité.

INUTILISABILITE - Déclarations hétéroaccusatoires faites à la police judiciaire par un suspect dans une procédure connexe – Absence de défenseur et manque des avis prescrits – Inutilisabilité - Existence - Propagation à l'interrogatoire rituel suivant qui rappelle les premières déclarations - Exclusion – Raisons. En matière de preuves, l'inutilisabilité des déclarations faites à la police judiciaire par un suspect dans une procédure connexe, sans que les avis prescrits lui aient été donnés et en l'absence de défenseur, ne s'étend pas à l'interrogatoire rituel suivant de celui-ci, effectué par référence aux premières déclarations, le principe de transmissibilité du vice aux actes consécutifs, dépendants de celui déclaré nul, ne s'appliquant pas dans ce domaine.

Les implications juridiques

Cette décision s'inscrit dans un débat plus large concernant la protection des droits des suspects dans le procès pénal. L'article 63 du Code de Procédure Pénale italien stipule que le suspect a le droit d'être assisté par un défenseur. L'absence de cette assistance peut entraîner l'invalidité des déclarations faites, mais la Cour a clarifié que cette invalidité ne se propage pas automatiquement aux actes suivants lorsque ceux-ci ont été réalisés dans un contexte différent et avec les garanties appropriées.

  • Reconnaissance du droit à la défense
  • Limites à l'inutilisabilité des preuves
  • Distinction entre actes nuls et actes valides

Conclusions

L'arrêt n° 28060 de 2024 représente un pas important vers un juste équilibre entre la protection des droits du suspect et l'efficacité de l'action pénale. Il souligne comment l'absence d'assistance légale et les défauts procéduraux peuvent compromettre la validité des preuves, mais clarifie également que toutes les violations ne conduisent pas automatiquement à l'inutilisabilité des actes suivants. Cette distinction est cruciale pour le bon fonctionnement du système juridique et pour la sauvegarde des droits fondamentaux.

Cabinet d’Avocats Bianucci