La Décision n° 25593/2023 et la Question de la Conjointe 'more uxorio' dans le Témoignage

La décision n° 25593 du 14 février 2023, déposée le 14 juin 2023, a soulevé d'importantes questions juridiques concernant le témoignage et le concept de cohabitation 'more uxorio'. La Cour de Cassation, présidée par la Dr M. Boni et avec la Dr T. Liuni comme rapporteuse, a analysé le cas d'un témoin qui a demandé à s'abstenir de faire des déclarations, affirmant avoir une relation intime avec l'accusé. Voyons ensemble les points saillants de cette décision.

La Faculté d'Astention et la Conjointe 'more uxorio'

Selon l'article 199, alinéa 3, du code de procédure pénale, un témoin a la faculté de s'abstenir de faire des déclarations si son témoignage pourrait porter atteinte à son droit à la vie privée ou à celui d'un membre de sa famille. En l'espèce, la Cour a estimé que l'existence d'une relation personnelle entre le témoin et l'accusé était pertinente pour évaluer l'existence de la cohabitation 'more uxorio'. La Cour a souligné que la cohabitation, même si elle n'est pas constante, peut suffire à configurer cette situation juridique.

  • Importance de la motivation congrue et logique dans la décision du juge.
  • Analyse de la relation entre le témoin et l'accusé, indépendamment des liens économiques.
  • Jugement de fait insusceptible de contrôle en matière de légitimité, s'il est adéquatement motivé.

Le Principe de la Décision

Conjointe "more uxorio" - Vérification de la situation relative - Jugement de fait - Susceptibilité de contrôle en matière de légitimité - Limites - Hypothèse. Le refus accordé à un témoin de la faculté de s'abstenir de faire des déclarations selon l'art. 199, alinéa 3, du code de procédure pénale, en raison de l'absence présumée du présupposé de cohabitation "more uxorio" avec l'accusé, repose sur un jugement de fait insusceptible de contrôle en matière de légitimité, s'il est adéquatement et logiquement motivé. (Hypothèse dans laquelle la Cour a jugé pertinent, aux fins de la faculté d'astention, l'existence d'une relation personnelle entre le témoin et l'accusé, même face à une cohabitation seulement occasionnelle et indépendamment des relations économiques entre les deux).

Conclusions

En résumé, la décision n° 25593/2023 souligne l'importance d'une évaluation minutieuse des relations personnelles dans le contexte du témoignage. La Cour a confirmé que la définition de la cohabitation 'more uxorio' ne se limite pas à la cohabitation stable, mais peut également inclure des relations plus flexibles. Cette approche offre une plus grande protection des droits des témoins et souligne la complexité des dynamiques relationnelles, que le droit doit savoir interpréter avec soin. Les professionnels du droit doivent donc prendre en compte ces aspects pour gérer adéquatement les témoignages et les éventuelles demandes d'astention.

Cabinet d’Avocats Bianucci