Analyse de l'Arrêt n. 16315 de 2024 : Notification et Absence de l'Accusé Résidant à l'Étranger

Le récent arrêt n. 16315 du 10 janvier 2024, déposé le 18 avril 2024, met en avant un thème de grande importance en droit pénal : les modalités de notification des actes judiciaires aux accusés résidant à l'étranger. Cette décision de la Cour de Cassation s'inscrit dans un contexte législatif complexe, soulignant les exigences nécessaires pour déclarer l'absence de l'accusé pendant le procès. La Cour a partiellement annulé la décision de la Cour d'Assises d'Appel de Bologne, clarifiant les limites de la notification pour compiète connaissance.

Le Contexte Législatif

Selon l'article 169 du code de procédure pénale, la notification des actes peut se faire par recommandée. Cependant, dans le cas spécifique, l'accusé M. B. n'a pas retiré la recommandée qui lui a été envoyée. La Cour a établi qu'en l'absence d'un domicile déclaré ou élu sur le territoire national, la notification ne peut être considérée comme suffisante pour déclarer l'absence de l'accusé au sens de l'art. 420-bis du code de procédure pénale.

  • Notification par recommandée informativa
  • Accomplissement de la connaissance
  • Absence d'un domicile déclaré

La Maxime de l'Arrêt

Accusé résidant à l'étranger - Recommandée informative ex art. 169 cod. proc. pén. - Notification par compiète connaissance - Élection ou déclaration de domicile omise sur le territoire national - Notification de l'acte introductif de la procédure auprès du défenseur d'office - Suffisance aux fins de la déclaration d'absence - Conditions. La notification de l'acte introductif de la procédure auprès du défenseur d'office, suite à l'absence de retrait par l'accusé résidant à l'étranger de la recommandée qui lui a été envoyée selon l'art. 169, alinéa 1, cod. proc. pén., de la réalisation de cette notification pour compiète connaissance, et de l'absence d'un domicile déclaré ou élu sur le territoire de l'État, ne permet pas de déclarer l'absence de l'accusé au sens de l'art. 420-bis, cod. proc. pén., en l'absence d'éléments permettant de déduire qu'il a eu une connaissance effective du procès ou qu'il s'en est volontairement soustrait.

Cette maxime souligne l'importance de prouver que l'accusé a eu connaissance effective du procès ou qu'il s'en est volontairement soustrait. La Cour a donc établi que la simple notification auprès du défenseur d'office n'est pas suffisante pour justifier la déclaration d'absence de l'accusé.

Conclusions

En conclusion, l'arrêt n. 16315 de 2024 représente un important éclaircissement en matière de notification et d'absence de l'accusé résidant à l'étranger. La Cour de Cassation a réaffirmé que la protection des droits de l'accusé doit être garantie même dans un contexte de juridiction transnationale. Cette décision renforce non seulement les principes de justice, mais souligne également la nécessité d'un processus de notification adéquat, afin de garantir un procès équitable à tous les accusés, indépendamment de leur résidence.

Cabinet d’Avocats Bianucci