La Sentence n. 2714 de 2024 : Le Droit à la Traduction dans les Mesures de Sûreté Personnelles

La sentence n. 2714 du 4 décembre 2024, rendue par la Cour de Cassation, aborde un thème crucial en matière de mesures de sûreté personnelles : le droit à la traduction rapide des ordonnances pour les mis en examen dont la langue est différente de l'italien. Ce principe est fondamental pour garantir le respect des droits de la défense, tel que stipulé par la législation italienne et européenne.

Contexte Juridique

La question centrale de cette sentence concerne la position de la personne mise en examen alloglotte, c'est-à-dire celle qui ne parle pas italien et, par conséquent, pourrait ne pas comprendre pleinement le contenu des mesures de sûreté à son encontre. La sentence établit que, en cas de traduction tardive de l'ordonnance, la personne mise en examen a le droit de contester la nullité de la mesure de sûreté si elle prouve que ce retard a entraîné un préjudice effectif à ses droits de défense.

Maxime de la Sentence

Mise en examen alloglotte - Ordonnance qui dispose une mesure de sûreté personnelle - Droit à la traduction dans un délai raisonnable - Intérêt à contester la nullité résultant de la traduction tardive - Conditions. En matière de mesures de sûreté personnelles, existe un intérêt pour la personne alloglotte à contester la nullité résultant de la traduction tardive de l'ordonnance initiale si elle allègue, en conséquence du retard, un préjudice effectif et illégitime pour ses droits de défense.

Cette maxime souligne l'importance d'une traduction rapide pour garantir que la personne mise en examen puisse pleinement exercer son droit à la défense. La Cour souligne comment le retard dans la traduction peut constituer un obstacle significatif, compromettant le droit de comprendre et de contester les accusations portées.

Références Normatives et Jurisprudentielles

  • Nouveau Code de Procédure Pénale, art. 143
  • Nouveau Code de Procédure Pénale, art. 178, alinéa 1, lettre c)
  • Convention Européenne des Droits de l'Homme, art. 6
  • Constitution Italienne, art. 24

Les normes susmentionnées mettent l'accent sur l'importance de garantir une assistance linguistique adéquate, en particulier dans des contextes juridiques où les mesures de sûreté peuvent avoir un impact dramatique sur la vie des individus concernés. La Cour Constitutionnelle a réaffirmé à plusieurs reprises le principe selon lequel chaque personne a le droit d'être assistée dans sa langue, notamment lorsque des droits fondamentaux sont en jeu.

Conclusions

La sentence n. 2714 de 2024 représente un pas significatif vers la protection des droits des personnes mises en examen alloglotte, soulignant comment la rapidité dans la traduction des ordonnances de sûreté n'est pas seulement une question de correction procédurale, mais un élément essentiel pour garantir une défense efficace. Les institutions juridiques doivent donc veiller à ce que ces droits soient respectés, afin que chaque mis en examen puisse pleinement exercer son droit à la défense, contribuant ainsi à un système juridique plus équitable et juste.

Cabinet d’Avocats Bianucci