Confiscation pour disproportion et protection des tiers : commentaire sur l'arrêt n° 31179 de 2024

Le récent arrêt n° 31179 du 21 mai 2024, déposé le 30 juillet 2024, offre des éléments significatifs pour comprendre l'évolution de la jurisprudence en matière de mesures de sécurité patrimoniales. En particulier, l'affaire en question traite de la confiscation pour disproportion et de la protection des tiers, en mettant l'accent sur les garanties pour les personnes de bonne foi.

Le contexte normatif de la confiscation pour disproportion

La confiscation pour disproportion est un institut juridique prévu par le Code pénal italien, qui permet de confisquer des biens lorsque leur valeur n'est pas justifiée par les revenus licites de la personne concernée. L'article 240-bis du Code pénal définit les modalités d'application de cette mesure, tandis que l'article 104-bis, alinéa 1-quater, du Code de procédure pénale établit les modalités d'intervention des tiers dans la procédure pénale.

En particulier, l'arrêt analyse l'applicabilité de la réglementation aux tiers de bonne foi ayant acquis des biens avant l'insertion du délit sous-jacent dans le catalogue visé à l'article 240-bis. Cet aspect est crucial, car la protection des droits des tiers est un principe fondamental en matière de confiscation, qui trouve également son expression au niveau européen.

Le principe de l'arrêt et sa signification

Confiscation pour disproportion - Protection des tiers - Art. 104-bis, alinéa 1-quater, disp. att. cod. proc. pén. - Applicabilité aux tiers de bonne foi - Acquisition du bien avant l’insertion du délit sous-jacent dans le catalogue ex art. 240-bis, cod. pén. - Exclusion - Faits. En matière de mesures de sécurité patrimoniales, la réglementation contenue dans l'article 104-bis, alinéa 1-quater, disp. att. cod. proc. pén., se référant au d.lgs. 6 septembre 2011, n. 159, relative aux modalités d'intervention des tiers dans la procédure pénale pour la protection de leurs droits, en ce qui concerne la saisie en vue de la confiscation pour disproportion et la confiscation elle-même, ne s'applique pas aux tiers de bonne foi ayant acquis le bien avant l'insertion du délit sous-jacent (en l'espèce, fraude ex art. 640, alinéa 2, n. 1, cod. pén.) dans le catalogue de l'article 240-bis cod. pén., même si l'arrêt qui a ordonné l'ablution est intervenu après cette intégration normative.

Ce principe clarifie que les tiers de bonne foi, c'est-à-dire ceux qui ont acquis des biens sans être au courant d'éventuelles illégalités, ne peuvent être soumis à la confiscation si l'acquisition a eu lieu avant que le délit n'ait été formellement inscrit dans le catalogue. Ce principe vise à protéger les droits de ceux qui ont agi de bonne foi et à garantir une justice équitable.

Implications pratiques de l'arrêt

Les implications de cet arrêt sont multiples et concernent la protection des droits des tiers dans le contexte des mesures de sécurité patrimoniales. Il est fondamental que ceux qui acquièrent des biens s'assurent de leur provenance et que les éventuelles incertitudes soient clarifiées avant de procéder à l'achat.

  • La nécessité de vérifier l'historique patrimonial des biens.
  • La consultation juridique pour comprendre le contexte d'éventuelles mesures de saisie.
  • La prise de conscience que la protection des droits des tiers de bonne foi est un droit fondamental.

Conclusions

En définitive, l'arrêt n° 31179 de 2024 représente un important pas en avant dans la protection des droits des tiers de bonne foi dans le contexte de la confiscation pour disproportion. Il réaffirme l'importance d'un équilibre entre les exigences de justice et la protection des droits patrimoniaux, fournissant une référence normative et jurisprudentielle claire sur laquelle s'appuyer pour l'avenir.

Cabinet d’Avocats Bianucci