Arrêt n° 15895 de 2024 : Entretiens prolongés et régime pénitentiaire différencié

L'arrêt n° 15895 du 26 janvier 2024, rendu par la Cour de Cassation, offre une interprétation importante concernant le régime pénitentiaire différencié et les droits des détenus, en particulier en ce qui concerne les entretiens prolongés. Cette décision, qui rejette le recours présenté par un détenu, clarifie certaines conditions fondamentales liées à l'article 41-bis de l'ordonnance pénitentiaire.

Le contexte normatif

Le régime de détention différencié, réglementé par l'art. 41-bis de la loi n° 354 de 1975, est prévu pour les détenus considérés comme particulièrement dangereux. Les règles établissent que, pour ces détenus, les entretiens visuels sont limités, permettant un seul entretien par mois. Cependant, l'arrêt met en lumière que, dans des circonstances particulières, il est possible de bénéficier d'entretiens prolongés d'une durée allant jusqu'à deux heures, comme prévu par l'art. 37, alinéa 10, du d.P.R. n° 230 de 2000.

Régime de détention différencié ex art. 41-bis ord. pén. - Entretien prolongé ex art. 37, alinéa 10, d.P.R. n° 230 de 2000 - Applicabilité - Conditions. En matière de régime pénitentiaire différencié au sens de l'art. 41-bis loi du 26 juillet 1975, n° 354, le détenu peut bénéficier d'un entretien prolongé jusqu'à deux heures, conformément à l'art. 37, alinéa 10, d.P.R. 30 juin 2000, n° 230, avec la particularité que, ayant droit à un seul entretien visuel par mois, la condition de non-bénéfice "de l'entretien hebdomadaire" doit être considérée comme remplie lorsque le détenu n'a pas réalisé l'entretien dans le mois précédent.

Les implications de l'arrêt

La Cour, par cette décision, clarifie que le droit à l'entretien prolongé est soumis à des conditions spécifiques. En effet, le détenu a droit à un entretien visuel chaque mois, mais la possibilité d'en prolonger la durée est subordonnée à l'absence d'entretiens dans le mois précédent. Cet aspect est crucial pour comprendre comment le système pénitentiaire gère les droits des détenus, en particulier pour ceux qui sont soumis à des mesures plus sévères.

  • L'entretien prolongé est une mesure exceptionnelle, réservée à des cas spécifiques.
  • Il est fondamental que le détenu n'ait pas déjà bénéficié d'un entretien dans le mois précédent.
  • L'arrêt s'inscrit dans un contexte jurisprudentiel qui tend à garantir les droits humains même en milieu pénitentiaire.

Conclusions

En résumé, l'arrêt n° 15895 de 2024 représente un pas significatif dans la protection des droits des détenus soumis à un régime pénitentiaire différencié. Les dispositions concernant les entretiens prolongés doivent être comprises non seulement comme un droit, mais aussi comme un outil de réhabilitation et de réinsertion sociale. La Cour, par cette décision, réaffirme l'importance d'un équilibre entre sécurité et droits humains, un sujet de plus en plus pertinent dans la jurisprudence italienne et européenne.

Cabinet d’Avocats Bianucci