La Sentence n° 30604 de 2024 : Clarifications sur la Confiscation dans le Plaidoyer des Personnes Morales

La récente sentence n° 30604 du 20 juin 2024, rendue par la Cour de Cassation, offre d'importantes clarifications sur la responsabilité pénale des entités, en particulier concernant la confiscation prévue par l'art. 19 du Décret Législatif n° 231 de 2001. La Cour, annulant sans renvoi la décision du Juge de l'Audience Préliminaire de Pérouse, a établi que l'accord des parties dans le plaidoyer doit nécessairement s'étendre également à la confiscation, tout comme à toutes les autres composantes sanctionnatrices de l'infraction.

Le Contexte de la Sentence

La décision examinée s'inscrit dans le cadre normatif italien qui régule la responsabilité des personnes morales pour des infractions commises dans leur intérêt. Le Décret Législatif n° 231 de 2001 a introduit la possibilité de punir les entreprises pour des comportements criminels, établissant un système de sanctions qui peut inclure la confiscation des biens. Dans ce contexte, le plaidoyer représente un outil important de résolution des litiges, mais la sentence clarifie qu'il ne peut être considéré comme un accord limité seulement à la peine principale.

Signification de la Maxime

Responsabilité pénale des entités - Plaidoyer - Confiscation ex art. 19 d.lgs. n° 231 de 2001 - Accord des parties - Nécessité. En matière de responsabilité pénale des entités, l'accord des parties, dans le cas d'un plaidoyer, doit s'étendre à la confiscation visée à l'art. 19 d.lgs. 8 juin 2001, n° 231, tout comme à toutes les autres composantes sanctionnatrices de l'infraction, dont la détermination ne peut être laissée, dans l'"an" et le "quantum", à l'organe judiciaire.

Cette maxime souligne un principe fondamental : l'accord atteint entre les parties lors du plaidoyer doit inclure explicitement également la confiscation des biens, sans laisser de marge de discrétion au juge. Cela signifie que le magistrat ne peut pas décider de manière autonome si et combien confisquer, mais doit se conformer à ce qui a été convenu entre les parties. Cet aspect est crucial, car il établit une frontière claire entre les responsabilités des personnes morales et l'intervention du système judiciaire.

Implications Pratiques pour les Entreprises

Les entreprises impliquées dans des procédures pénales doivent être particulièrement attentives à cet aspect. Il est fondamental que, lors des négociations pour un éventuel plaidoyer, les questions relatives à la confiscation soient clarifiées et incluses dans l'accord. Les entreprises devront considérer les points suivants :

  • Définition claire des aspects à plaider, y compris la confiscation.
  • Conseil juridique expert pour éviter les surprises dans la procédure.
  • Évaluation des biens pouvant être soumis à confiscation.

Cette sentence représente donc un pas important vers une plus grande certitude dans les procédures de responsabilité pénale des entités, attirant l'attention sur la nécessité d'accords clairs et complets.

Conclusions

En résumé, la sentence n° 30604 de 2024 clarifie que dans le cadre de la responsabilité pénale des entités, le plaidoyer doit également comprendre la confiscation des biens, évitant que cette décision puisse être laissée à la discrétion du juge. Ce principe renforce l'importance de la transparence et de la clarté dans les accords entre les parties, un aspect que les entreprises doivent prendre en compte pour mieux gérer les risques juridiques.

Cabinet d’Avocats Bianucci