Arrêt n° 50102 de 2023 : L'importance de la géolocalisation comme preuve en droit pénal

L'arrêt n° 50102 de 2023, rendu par la Cour de Cassation, aborde un thème crucial dans le domaine du droit pénal : l'acquisition et la validité des preuves dans le jugement de culpabilité. En particulier, la Cour a souligné l'importance de la géolocalisation et des "autres éléments de preuve" aux fins de l'évaluation de la responsabilité pénale, offrant ainsi une signification nouvelle et pertinente à cet aspect de la jurisprudence.

Le contexte normatif

La question s'inscrit dans un contexte normatif défini par la loi n° 178 de 2021, qui a introduit une réglementation transitoire sur l'utilisation des relevés téléphoniques et des données électroniques. Selon l'art. 1, alinéa 1-bis de cette loi, les "autres éléments de preuve" doivent corroborer les données extérieures des conversations pour être valides dans le jugement de culpabilité. Cela signifie que non seulement les preuves directes sont pertinentes, mais aussi celles indirectes, pourvu qu'elles soient acquises légalement et aptes à confirmer les moyens de preuve principaux.

La maxime de l'arrêt

Relevés téléphoniques - Réglementation transitoire introduite par l'article 1, alinéa 1-bis, de la loi n° 178 de 2021 - "Autres éléments de preuve" nécessaires aux fins du jugement de culpabilité - Identification - Faits - Géolocalisation. En matière d'acquisition des données relatives au trafic téléphonique et électronique, les "autres éléments de preuve" qui, conformément à la norme transitoire de l'article 1, alinéa 1-bis, du décret-loi du 30 septembre 2021, n° 132, converti, avec modifications, par la loi du 23 novembre 2021, n° 178, doivent corroborer lesdits "données extérieures" des conversations, aux fins du jugement de culpabilité, peuvent être de tout type et nature, étant non prédéterminés dans l'espèce et la qualité, de sorte qu'ils peuvent comprendre non seulement les preuves historiques directes, mais aussi celles indirectes, acquises légalement et aptes, même sur le plan de la simple conséquentialité logique, à conforter le moyen de preuve considéré "ex lege" comme nécessitant une confirmation. (Faits relatifs au délit de vol aggravé en concours, dans lequel la Cour a reconnu la valeur d'indice à la géolocalisation obtenue par le système d'interception de la téléphonie mobile utilisé par l'un des prévenus, avec d'autres éléments corroborants cette donnée, tels que les relevés et les contacts échangés avec les complices à l'imminence de l'heure convenue pour l'exécution du délit).

Implications pratiques de l'arrêt

La Cour a donc établi que la géolocalisation, obtenue par le biais d'interceptions téléphoniques, peut avoir une valeur d'indice significative. Les avocats doivent maintenant prêter une attention particulière à la collecte et à l'interprétation de ces données, qui, si soutenues par d'autres éléments de preuve, peuvent s'avérer déterminantes pour établir la culpabilité ou l'innocence de l'accusé. Il est fondamental de considérer que la validité des preuves ne dépend pas seulement de leur origine, mais aussi de leur capacité à interagir et à corroborer d'autres éléments de preuve.

  • Importance de la géolocalisation comme preuve d'indice.
  • Nécessité de corroboration par d'autres éléments de preuve.
  • Pertinence de la réglementation normative récente dans le contexte probatoire pénal.

Conclusions

L'arrêt n° 50102 de 2023 offre une vision claire et actualisée sur la façon dont les technologies modernes et les données recueillies peuvent influencer les décisions juridiques en droit pénal. Les avocats et les professionnels du secteur juridique doivent être prêts à intégrer ces aspects dans leurs stratégies de défense, en tenant compte de l'importance croissante des données numériques dans le paysage probatoire actuel.

Cabinet d’Avocats Bianucci