Commentaire sur l'Arrêt n° 13714 de 2024 : Procédure Alternative et Appel en Absence

Le récent arrêt n° 13714 de 2024, rendu par la Cour de Cassation, aborde un thème d'une importance significative en droit pénal : la question du mandat d'appel en cas de jugement abrégé et son applicabilité lorsque l'avocat demande une définition par voie alternative. Cette décision constitue un important éclaircissement pour les praticiens du droit et pour les accusés impliqués dans des procédures pénales.

Le Contexte de l'Arrêt

La Cour de Cassation, présidée par S. B., et avec le rapporteur L. A., a annulé sans renvoi la décision de la Cour d'Appel de Bologne, soulignant que, dans le cas d'une définition par voie alternative demandée par un avocat muni d'un mandat spécial, les obligations prévues par l'art. 581, alinéa 1-quater du Code de Procédure Pénale ne s'appliquent pas. Cette norme établit que, en cas d'appel contre un arrêt rendu en l'absence de l'accusé, un mandat spécifique d'appel est nécessaire.

Analyse de la Maxime de l'Arrêt

Définition par voie alternative demandée par l'avocat muni d'un mandat spécial - Applicabilité des obligations de l'art. 581, alinéa 1-quater, code de procédure pénale - Exclusion - Raisons. En matière d'appel contre un arrêt rendu à l'issue d'un jugement abrégé, la disposition de l'art. 581, alinéa 1-quater, code de procédure pénale, qui prescrit un mandat spécifique d'appel concernant l'accusé jugé en absente, ne trouve pas application, lorsque la définition par voie alternative a été demandée par l'avocat muni d'un mandat spécial, étant donné qu'en telle éventualité, il n'existe aucun doute sur la connaissance de la procédure par l'accusé, celui-ci devant être considéré comme présent conformément à l'art. 420, alinéa 2-ter, code de procédure pénale. (En motivation, la Cour a jugé sans importance que l'accusé ait été erronément indiqué comme absent dans le jugement de première instance).

Cette maxime clarifie que, lorsque l'avocat agit avec un mandat spécial pour demander une définition par voie alternative, le problème de la connaissance de l'accusé concernant la procédure ne se pose pas. En effet, la Cour a considéré que l'accusé doit être considéré comme présent, au sens de l'art. 420, alinéa 2-ter, du Code de Procédure Pénale. Cela signifie que, même s'il a été erronément indiqué comme absent, l'accusé est néanmoins conscient des étapes de la procédure.

Implications de l'Arrêt

Les implications de cet arrêt sont multiples et touchent différents aspects du droit pénal italien :

  • Clarté sur la figure de l'avocat : La figure de l'avocat est centrale dans le procès pénal, et sa capacité à demander des procédures alternatives est désormais mieux définie.
  • Meilleure protection pour l'accusé : Cette interprétation garantit que les accusés ne soient pas pénalisés par des erreurs formelles concernant leur présence dans le procès.
  • Renforcement du droit à la défense : L'arrêt souligne l'importance de garantir que chaque accusé puisse exercer son droit de défense même dans des situations complexes.

Conclusions

En conclusion, l'arrêt n° 13714 de 2024 représente une étape importante vers une plus grande clarté et protection des droits des accusés dans le cadre des procédures pénales. Il offre une interprétation qui valorise le rôle de l'avocat et assure que la connaissance de la procédure par l'accusé ne puisse être mise en doute, garantissant ainsi un procès équitable. Ces développements sont fondamentaux pour l'amélioration continue du système juridique italien et pour la sauvegarde des droits de tous les citoyens.

Cabinet d’Avocats Bianucci