Analyse de l'Arrêt n° 27813 de 2024 : l'importance de la procédure correcte dans les enquêtes génétiques

L'arrêt n° 27813 du 20 juin 2024, rendu par la Cour de Cassation, se concentre sur un aspect crucial des enquêtes pénales : la validité des preuves génétiques. En particulier, la décision souligne l'importance du respect rigoureux des protocoles internationaux pour garantir la certitude et la fiabilité des analyses ADN, un élément de plus en plus utilisé dans les salles de justice. Cet article vise à clarifier les points principaux de l'arrêt et leur pertinence pour le système juridique italien.

Le contexte de l'arrêt

L'affaire concerne l'accusé A. N., impliqué dans une enquête pénale où un mégot de cigarette trouvé dans un véhicule volé a été utilisé comme preuve. La Cour a annulé la décision précédente, soulignant que l'analyse comparative de l'ADN avait été effectuée en violation des règles procédurales prescrites par les protocoles scientifiques internationaux. De telles violations ont rendu le résultat des analyses incertain, ne permettant pas d'attribuer à ces résultats une valeur indicative.

La maxime de l'arrêt

Violation des Protocoles internationaux - Certitude des résultats - Exclusion - Valeur indicative - Exclusion - Simple donnée procédurale - Existence - Faits. En matière d'enquêtes génétiques, l'analyse comparative de l'ADN effectuée en violation des règles procédurales prescrites par les Protocoles scientifiques internationaux concernant la collecte et la conservation des supports à examiner, ainsi que la répétition des analyses, prive de certitude les résultats auxquels elle parvient, de sorte qu'il n'est pas possible de leur conférer une valeur indicative, constituant plutôt une simple donnée procédurale, dépourvue de capacité démonstrative autonome et susceptible d'appréciation uniquement en tant que confirmation éventuelle d'autres éléments de preuve. (Affaire relative à des enquêtes génétiques sur un mégot de cigarette trouvé à l'intérieur d'un véhicule volé).

Cette maxime souligne clairement comment la violation des procédures d'analyse de l'ADN compromet non seulement la fiabilité des résultats, mais aussi la valeur probatoire entière de ces résultats dans le cadre du procès pénal. La Cour a réaffirmé que les données recueillies de manière non conforme ne peuvent pas être considérées comme des preuves valides, mais seulement comme des éléments nécessitant des confirmations supplémentaires.

Implications pour la jurisprudence italienne

La décision de la Cour de Cassation s'inscrit dans un contexte plus large d'attention à la gestion correcte des preuves scientifiques. L'article 192 du Nouveau Code de Procédure Pénale italien stipule que les preuves doivent être acquises de manière légitime et que leur pertinence doit être évaluée de manière critique. Les violations de ces principes peuvent entraîner l'exclusion des preuves, comme l'a souligné cet arrêt.

  • La nécessité de respecter les protocoles scientifiques pour garantir la fiabilité des preuves.
  • La possibilité de contester l'admissibilité des preuves génétiques en cas de violations procédurales.
  • Le rôle des analyses ADN comme élément crucial dans les enquêtes, mais avec la nécessité d'une approche rigoureuse.

Conclusions

L'arrêt n° 27813 de 2024 représente un pas significatif dans la protection des droits des accusés, soulignant comment la science et le droit doivent interagir de manière harmonieuse. L'application correcte des protocoles internationaux dans les enquêtes génétiques n'est pas seulement une question de pratique, mais un principe fondamental pour garantir un procès équitable. Les acteurs du droit doivent être de plus en plus conscients de l'importance de ces réglementations, afin d'éviter de compromettre l'intégrité du système juridique.

Cabinet d’Avocats Bianucci