La capacité de témoigner selon l'arrêt n° 24365 de 2023 : analyse et implications

L'arrêt n° 24365 du 14 mars 2023, rendu par la Cour de cassation, offre une réflexion importante sur la capacité à rendre témoignage dans un procès pénal. Le juge, en évaluant l'aptitude d'un témoin, doit tenir compte non seulement de sa capacité à comprendre les questions, mais aussi de sa mémoire et de sa prise de conscience des faits. Cet article se propose d'analyser les points saillants de cette décision et ses conséquences dans le paysage juridique actuel.

Le concept de capacité de témoigner

L'arrêt souligne que l'aptitude à rendre témoignage implique plusieurs exigences fondamentales :

  • Capacité de compréhension des questions posées par le juge ;
  • Capacité d'adapter les réponses de manière cohérente ;
  • Mémoire suffisante concernant les faits faisant l'objet de la déposition ;
  • Pleine conscience de rapporter avec vérité et complétude.

Il est intéressant de noter que tout comportement contradictoire de la part du témoin n'est pas suffisant pour justifier des doutes sur sa capacité à témoigner. Seule une situation d'absence anormale de conscience peut amener le juge à demander des vérifications sur la capacité de la personne à rendre témoignage.

Vérifications sur la capacité de témoigner

La Cour précise que les vérifications nécessaires pour évaluer la capacité à témoigner ne doivent pas nécessairement avoir une nature technique. Elles peuvent également être effectuées par des personnes qualifiées, ce qui ouvre à une plus grande flexibilité dans l'approche du juge. La loi, en effet, n'impose pas que ces évaluations soient réservées exclusivement à des experts du secteur, mais plutôt à des figures capables d'offrir une évaluation adéquate de la situation du témoin.

Notion - Conséquences - Vérifications - Conditions - Indication - Modalités. L'aptitude à rendre témoignage implique la capacité de compréhension des questions et d'adaptation des réponses, en plus d'une mémoire suffisante concernant les faits faisant l'objet de la déposition et d'une pleine conscience de les rapporter avec vérité et complétude, de sorte que tout comportement contradictoire, mais seulement une situation d'absence anormale de conscience chez le témoin concernant le rôle qu'il occupe, détermine l'obligation pour le juge d'ordonner des vérifications sur sa capacité à témoigner, et celles-ci ne doivent pas nécessairement avoir une nature technique, pouvant être effectuées par des personnes "qualifiées".

Conclusions

L'arrêt n° 24365 de 2023 représente un point de référence important pour la jurisprudence italienne en matière de capacité à témoigner. Il souligne l'importance d'une évaluation attentive et contextuelle du témoignage, évitant de tomber dans des simplifications excessives. La distinction entre comportements contradictoires et une réelle incapacité à comprendre et à rapporter met en évidence la nécessité d'une approche qui considère les spécificités de chaque cas, contribuant ainsi à garantir un procès équitable et la sauvegarde des droits de toutes les parties impliquées.

Cabinet d’Avocats Bianucci