Arrêt n. 17072 de 2023 : Mesures alternatives à la détention et leur révocation

L'arrêt n. 17072 du 24 octobre 2023, rendu par la Cour de Cassation, aborde un thème de grande importance dans le contexte de l'ordonnance pénitentiaire italienne : la révocation des mesures alternatives à la détention. En particulier, la décision clarifie les effets préclusifs de la révocation provisoire par rapport à ceux établis par l'art. 58-quater de l'ordonnance pénitentiaire.

Le contexte normatif des mesures alternatives

En Italie, les mesures alternatives à la détention sont réglementées par la Loi 26/07/1975 n. 354. Ces mesures visent à garantir une forme de peine qui ne comporte pas nécessairement la privation de liberté, permettant une réinsertion plus progressive dans la société. L'article 58-quater, en particulier, établit les conditions et les effets de l'octroi et de la révocation de ces mesures.

  • Les mesures alternatives peuvent être accordées à titre provisoire.
  • La révocation des mesures provisoires ne produit pas les mêmes effets que la révocation définitive.
  • La protection juridique prévue par l'art. 58-quater ne s'applique qu'en cas de révocation définitive.

Analyse de l'arrêt

Mesures alternatives à la détention - Octroi provisoire - Révocation - Effets préclusifs de l'art. 58-quater, ord. pén. - Exclusion - Raisons. En matière de mesures alternatives à la détention, la révocation de la mesure provisoirement accordée par le juge de surveillance n'est pas apte à produire les effets préclusifs de l'art. 58-quater, ord. pén., qui découlent exclusivement de la révocation d'une mesure alternative accordée de manière définitive par le tribunal de surveillance.

La Cour, par cet arrêt, établit que la révocation d'une mesure provisoirement accordée ne produit pas les effets préclusifs de l'art. 58-quater. Cet article prévoit que seule la révocation définitive peut entraîner des conséquences juridiques significatives pour la personne concernée. Par conséquent, la décision souligne que la révocation provisoire ne doit pas être confondue avec une révocation définitive, car cette dernière a la capacité de priver l'accès à de futures mesures alternatives.

Conclusions

L'arrêt n. 17072 de 2023 représente un important éclaircissement en matière de mesures alternatives à la détention. Il met en évidence la distinction fondamentale entre révocation provisoire et révocation définitive, en insistant sur la nécessité d'une interprétation correcte des normes en vigueur. Cette orientation jurisprudentielle pourrait influencer de futures décisions en la matière et offre un point de référence significatif pour les avocats et les professionnels du droit, ainsi que pour les personnes impliquées dans le système pénal.

Cabinet d’Avocats Bianucci