Saisie probatoire : commentaire sur l'arrêt n° 46549 de 2024

Le récent arrêt n° 46549 du 3 octobre 2024, rendu par la Cour de Cassation et déposé le 18 décembre 2024, offre des pistes de réflexion significatives concernant la légitimité de la saisie probatoire. En particulier, le principe établi clarifie qu'il n'est pas nécessaire que le titulaire du bien coïncide avec l'indiqué ou l'auteur de l'infraction pour justifier une saisie.

Le principe de la saisie probatoire

La saisie probatoire est un outil fondamental dans le processus pénal, utilisé pour garantir la conservation des preuves jugées pertinentes aux fins de l'établissement des faits. L'arrêt en question se concentre en effet sur la relation nécessaire entre le bien saisi et l'infraction, plutôt que sur la coïncidence entre le titulaire et l'indiqué.

Saisie probatoire - Coïncidence entre le titulaire du bien et l'indiqué auteur des faits - Nécessité - Exclusion. Aux fins de la légitimité de la saisie probatoire, il n'est pas nécessaire que le titulaire du bien soumis à la saisie coïncide avec l'indiqué ou l'auteur des faits pour lesquels il y a procédure, étant suffisante la relation entre la chose et l'infraction.

Cette maxime, qui synthétise le principe de droit établi, implique que la saisie peut être légitime même lorsque la preuve n'appartient pas directement à l'indiqué. Cet aspect est crucial, car il élargit les possibilités d'enquête et de sauvegarde des preuves nécessaires à l'établissement de la vérité dans le processus pénal.

Références normatives et jurisprudentielles

La référence normative principale pour la saisie probatoire se trouve dans l'article 253 du Nouveau Code de Procédure Pénale. Cet article décrit les modalités et les conditions pour effectuer une saisie, réaffirmant l'importance de la connexion entre le bien et l'infraction. Il est intéressant de noter que la jurisprudence antérieure a déjà traité des cas similaires, comme le montrent les maximes conformes, parmi lesquelles :

  • N. 21960 de 2017 Rv. 270508-01
  • N. 10833 de 2021 Rv. 281290-01
  • N. 37145 de 2022 Rv. 283598-01
  • N. 24065 de 2024 Rv. 286552-01

Ces arrêts contribuent à dessiner un cadre juridique cohérent et harmonieux concernant la question de la saisie probatoire, soulignant comment la jurisprudence est en constante évolution pour répondre aux exigences de la justice.

Conclusions

En conclusion, l'arrêt n° 46549 de 2024 représente une étape importante dans l'évolution du droit pénal italien, éclaircissant un aspect crucial de la saisie probatoire. La possibilité de procéder à la saisie même en l'absence d'une coïncidence entre le titulaire du bien et l'indiqué ouvre de nouvelles perspectives pour la protection des preuves et l'efficacité des enquêtes. Il est donc fondamental que les acteurs du droit et les citoyens comprennent la portée de cet arrêt et les implications qu'il entraîne dans le contexte des enquêtes pénales.

Cabinet d’Avocats Bianucci