Commentaire sur l'arrêt n° 27151 du 2024 : Légitimation de la partie civile dans l'incident d'exécution

L'arrêt n° 27151 du 31 mai 2024, déposé le 9 juillet 2024, offre des éclaircissements importants sur la légitimation de la personne lésée à participer à l'incident d'exécution engagé par le ministère public en cas de non-respect des obligations indemnitaires par le condamné. Ce thème, d'une importance capitale dans le paysage juridique italien, concerne l'équilibre délicat entre les droits de la personne lésée et les dynamiques procédurales d'exécution pénale.

Le contexte juridique de l'arrêt

La Cour, présidée par G. De Marzo et avec le rapporteur M. Zoncu, a confirmé la légitimation de la personne lésée s'étant constituée partie civile dans le processus de cognition à participer à l'incident d'exécution. C'est un aspect fondamental, car la partie civile est considérée comme un sujet "intéressé" au sens de l'art. 666, alinéa 1, du code de procédure pénale.

Incident d'exécution engagé par le ministère public en raison du non-respect des obligations indemnitaires par le condamné - Légitimation à y participer de la personne lésée déjà constituée partie civile - Existence - Raisons. La personne lésée constituée partie civile dans le processus de cognition est légitimée à participer à l'incident d'exécution engagé par le ministère public pour la révocation du bénéfice de la suspension conditionnelle de la peine consécutive au non-respect des obligations indemnitaires, s'agissant d'un sujet "intéressé", au sens de l'art. 666, alinéa 1, code de procédure pénale. (En motivation, la Cour a précisé que la partie civile, en tant que directement impliquée, est également en mesure de fournir des informations, même "in favor", concernant l'exécution de l'obligation indemnitaire).

Les implications de l'arrêt

Cette décision représente un pas significatif pour la protection des droits des victimes d'infraction. La Cour a souligné que la partie civile, en tant que directement impliquée, est capable de fournir des informations utiles concernant l'exécution de l'obligation indemnitaire. Cela implique que son rôle n'est pas simplement passif, mais actif et constructif dans le processus d'exécution.

  • Reconnaissance de la partie civile comme sujet actif.
  • Possibilité de fournir des informations pertinentes pour l'exécution des obligations indemnitaires.
  • Renforcement de la position de la victime dans le procès pénal.

Conclusions

En conclusion, l'arrêt n° 27151 du 2024 met en évidence une évolution importante dans le droit pénal italien, renforçant le rôle de la partie civile et garantissant une protection accrue pour les victimes d'infraction. Cette orientation jurisprudentielle pourrait avoir des répercussions significatives non seulement sur le plan de la justice pénale, mais aussi sur celui de la sensibilisation sociale concernant les droits des victimes. Il est essentiel que les victimes connaissent leurs droits et les possibilités de les faire valoir dans le cadre du procès pénal.

Cabinet d’Avocats Bianucci