Commentaire sur l'Arrêt n° 16127 du 2024 : L'importance de la contestation des circonstances aggravantes en droit pénal

Le récent arrêt n° 16127 du 15 mars 2024, déposé le 17 avril 2024, offre des réflexions significatives concernant la légitimité de la contestation des circonstances aggravantes en matière pénale. En particulier, la Cour a annulé sans renvoi la décision de la Cour d'Appel de Gênes, attirant l'attention sur l'article 61, premier alinéa, n° 11, du Code Pénal, relatif à l'abus de relations domestiques. Cet article nous invite à examiner les conditions qui doivent être remplies pour qu'une circonstance aggravante puisse être considérée comme légitimement contestée.

Le sens de l'arrêt

La Cour a établi que la circonstance aggravante de l'art. 61, premier alinéa, n° 11, ne peut être considérée comme légitimement contestée si l'élément qualificatif de l'abus n'est pas exposé de manière explicite dans l'acte d'accusation. Cet aspect est crucial pour garantir le droit de défense de l'accusé, car une accusation non clairement définie ne permet pas de comprendre pleinement les circonstances qui justifieraient un durcissement de la peine.

Circonstance aggravante de l'art. 61, premier alinéa, n° 11, code pénal - Contestation - Conditions - Faits. En matière de circonstances aggravantes, la circonstance de l'art. 61, premier alinéa, n° 11, code pénal, configurée par l'abus de relations domestiques, ne peut être considérée comme légitimement contestée en fait et retenue par le jugement, si dans l'acte d'accusation l'élément qualificatif de l'abus n'est pas exposé de manière explicite, directement ou par l'utilisation de formules équivalentes. (Faits dans lesquels la Cour a considéré la circonstance aggravante citée comme non contestée en fait, car dans l'acte d'accusation il n'y avait que l'indication de la qualité de partenaire de la personne lésée).

Conditions pour la contestation des circonstances aggravantes

L'arrêt en question clarifie certaines conditions fondamentales pour la légitimité de la contestation d'une circonstance aggravante :

  • Expression claire de l'élément qualificatif : L'acte d'accusation doit contenir une référence explicite à l'abus, sinon il n'est pas possible de considérer que la circonstance aggravante a été contestée de manière légitime.
  • Utilisation de formules équivalentes : Si la terminologie spécifique n'est pas utilisée, il est nécessaire d'adopter des formules qui puissent équivaloir à l'élément qualificatif de l'abus.
  • Protection du droit de défense : Il est fondamental de garantir que l'accusé puisse se défendre adéquatement contre les accusations, sans ambiguïté dans la formulation de l'acte d'accusation.

Conclusions

En conclusion, l'arrêt n° 16127 du 2024 représente un important progrès dans la protection des droits des accusés dans le système pénal italien. Il souligne l'importance d'une contestation précise et claire des circonstances aggravantes, afin de garantir un procès juste et respectueux des droits de défense. Cette décision non seulement clarifie les conditions de légitimité des contestations, mais s'inscrit également dans un contexte plus large de protection des droits fondamentaux au sein du système juridique, reflétant des principes qui trouvent également écho dans les réglementations européennes.

Cabinet d’Avocats Bianucci