Arrêt n° 3079 de 2024 : Outrage à Agent Public et Condition de Présence

L'arrêt n° 3079 de 2024, rendu par la Cour de Cassation, offre une réflexion importante sur la configurabilité du délit d'outrage à agent public. Ce prononcé se concentre sur la condition de 'présence' comme élément essentiel pour l'application de l'article 341-bis du code pénal, qui punit l'outrage à des agents publics et à des fonctionnaires.

Le Cas et la Décision de la Cour

Dans le cas spécifique, l'accusé, V. B., était accusé d'avoir proféré des phrases outrageantes à l'encontre d'un agent public. Cependant, les offenses avaient été entendues par des personnes non physiquement présentes sur les lieux des faits, soulevant des interrogations sur la validité de l'accusation. La Cour a donc établi qu'il ne suffit pas de la simple possibilité que les phrases offensantes aient pu être entendues par des tiers, mais qu'une présence physique au moment des faits est nécessaire.

Art. 341-bis code pénal - Présence de plusieurs personnes - Simple possibilité d'entendre les offenses - Suffisance - Exclusion - Raisons - Faits. Le délit d'outrage à agent public n'est pas configuré dans le cas où les phrases outrageantes ont été entendues par des personnes non physiquement présentes aux faits, étant donné que la condition de 'présence' ne peut être substituée par la simple possibilité que les phrases offensantes soient entendues par des tiers. (En application du principe, la Cour a annulé avec renvoi l'arrêt contesté, qui ne précisait pas si les témoins avaient entendu les offenses alors qu'ils se trouvaient chez eux et, donc, sans être physiquement présents aux faits).

Implications de l'Arrêt

Cet arrêt a des implications importantes pour la jurisprudence italienne et pour la protection des droits des citoyens. Il souligne comment le principe de légalité doit être rigoureusement respecté, évitant des interprétations extensives qui pourraient porter atteinte aux droits de ceux qui sont accusés. La Cour de Cassation, réaffirmant la nécessité de la présence physique, s'aligne sur une orientation jurisprudentielle qui place au centre du débat le respect de la personne et de sa dignité, même dans des contextes de conflit avec les institutions.

  • Renforce le concept de 'présence' dans le droit pénal.
  • Limite les possibilités d'abus du délit d'outrage.
  • Favorise une plus grande protection des droits des accusés.

Conclusions

L'arrêt n° 3079 de 2024 se pose comme un point de référence fondamental dans la discussion concernant le délit d'outrage à agent public. Il clarifie que l'élément de présence physique n'est pas seulement un détail mais une condition indispensable pour la configurabilité du délit. Cette orientation juridique protège non seulement les droits des individus, mais contribue également à une plus grande clarté dans l'application des normes, favorisant ainsi un système juridique plus équitable et juste.

Cabinet d’Avocats Bianucci