La décision n° 1251 de 2024 sur la confiscation de biens fictivement attribués à des tiers

La décision n° 1251 de 2024 du Tribunal de Milan a soulevé d'importantes questions concernant la confiscation de biens fictivement attribués à des tiers. Ce prononcé, qui aborde la légitimation et l'intérêt des tiers à contester les conditions d'application de la mesure, offre un cadre juridique significatif pour ceux qui se trouvent impliqués dans de telles situations.

Le contenu de la décision

La Cour a déclaré irrecevable la possibilité pour un tiers de contester les conditions d'application de la confiscation. En particulier, il est affirmé que le tiers a le droit de revendiquer exclusivement la véritable titularité et propriété des biens soumis à confiscation. Cependant, il ne peut pas contester des aspects fondamentaux tels que la condition de dangerosité ou la disproportion entre la valeur du bien et le revenu déclaré.

Ce principe repose sur le décret législatif du 6 septembre 2011, n° 159, qui régit les mesures de prévention et la confiscation des biens. La Cour a ainsi réaffirmé l'importance de maintenir un équilibre entre la protection des droits de propriété et les exigences de sécurité publique.

Implications pour les tiers concernés

Pour les tiers qui se trouvent dans des situations similaires, cela signifie que :

  • Ils peuvent prouver la véritable propriété des biens.
  • Ils ne peuvent pas contester la mesure de confiscation sur la base de questions de dangerosité ou d'origine du bien.
  • Ils doivent faire face à la complexité de la législation en vigueur et de ses applications pratiques.
Confiscation de biens fictivement attribués à un tiers - Légitimation et intérêt du tiers à contester les conditions d'application de la mesure sur le proposé - Exclusion - Motifs. En cas de confiscation préventive portant sur des biens considérés comme fictivement attribués à un tiers, ce dernier peut revendiquer exclusivement la véritable titularité et la propriété des biens soumis à restriction, en remplissant l'obligation de preuve correspondante, mais n'est pas légitimé à contester les conditions d'application de la mesure, telles que la condition de dangerosité, la disproportion entre la valeur du bien confisqué et le revenu déclaré, ainsi que l'origine du bien lui-même, que seul le proposé peut avoir intérêt à faire valoir.

Conclusions

La décision n° 1251 de 2024 représente une étape importante dans la définition des règles relatives à la confiscation de biens fictivement attribués à des tiers. Elle clarifie les limitations des droits des tiers et souligne la nécessité d'une distinction claire entre le droit de propriété et les mesures de prévention prises par l'État. Dans un contexte où la sécurité publique est un objectif fondamental, ce prononcé fournit des indications utiles pour tous ceux qui se trouvent impliqués dans des procédures de ce type, mettant en évidence l'importance d'une consultation juridique adéquate pour naviguer au sein de ces dynamiques juridiques complexes.

Cabinet d’Avocats Bianucci