Jugement abrégé et preuve testimoniale : commentaire sur l'arrêt n° 25136 de 2023

L'arrêt n° 25136 du 7 mars 2023 de la Cour Suprême de Cassation a soulevé d'importantes questions concernant le jugement abrégé et l'admission de preuves testimoniales. En particulier, la Cour a établi que l'absence de citation d'un témoin n'entraîne pas automatiquement la déchéance du droit d'entendre cette preuve, mais impose au juge une tâche de vérification sur la pertinence du témoignage pour la constatation des faits contestés.

Le contexte de l'arrêt

Le cas examiné concernait un jugement abrégé dans lequel la citation d'un témoin avait été omise. La Cour d'Appel de L'Aquila avait déclaré la déchéance de l'admission de la preuve testimoniale, considérant que l'absence de citation entraînait automatiquement l'impossibilité d'entendre le témoin. Cependant, la Cour de Cassation a annulé cette décision, soulignant l'importance d'une analyse plus approfondie.

Jugement abrégé conditionné à l'admission d'une preuve testimoniale - Absence de citation du témoin - Déchéance de la preuve - Exclusion - Obligation de vérification de sa pertinence par le juge - Existence. En matière de jugement abrégé conditionné à l'admission d'une preuve testimoniale, l'absence de citation du témoin ne cause pas la déchéance automatique de la partie de son droit à son audition, mais génère pour le juge une obligation de vérification concernant sa pertinence pour la constatation en cours, à réaliser selon l'évaluation déjà effectuée au moment de l'admission de la procédure.

Analyse de la décision

La Cour a précisé que, dans le cadre d'un jugement abrégé, l'omission de la citation d'un témoin ne doit pas conduire automatiquement à une déchéance de la preuve. Cette approche s'aligne avec le principe du procès équitable, prévu par l'article 111 de la Constitution italienne et par l'article 6 de la Convention Européenne des Droits de l'Homme, qui garantissent le droit à la défense et l'équité de la procédure. La vérification de la pertinence de la preuve revient au juge, qui doit considérer non seulement la forme mais aussi le contenu et l'importance du témoignage dans le contexte du procès.

  • Importance de la pertinence de la preuve pour la constatation des faits.
  • Rôle actif du juge dans l'évaluation des preuves testimoniales.
  • Protection des droits des parties dans la procédure pénale.

Conclusions

L'arrêt n° 25136 de 2023 représente un pas significatif dans la protection des droits des parties dans le procès pénal. La décision de la Cour de Cassation de ne pas considérer automatiquement la déchéance en cas d'absence de citation d'un témoin offre une plus grande protection au droit à la défense et reflète une approche plus équitable et juste dans l'évaluation des preuves. Cet arrêt invite les professionnels du droit à prêter attention non seulement à la forme des citations, mais aussi au contenu et à la pertinence des preuves, soulignant l'importance d'une justice qui ne se limite pas aux questions formelles mais qui se concentre sur la substance des droits impliqués.

Cabinet d’Avocats Bianucci