Capacité de l'accusé à comparaître: commentaire sur l'Arrêt n° 48832 de 2023

L'arrêt n° 48832 du 15 novembre 2023 offre d'importants éléments de réflexion concernant la capacité de l'accusé à comparaître, un sujet crucial en droit pénal. En particulier, la Cour clarifie les circonstances dans lesquelles il est nécessaire de procéder à une expertise lors des enquêtes préliminaires, soulignant le concept de "nécessité de statuer".

Le contexte juridique de l'arrêt

Le cas examiné a été traité par le Juge des Enfants du Tribunal pour Enfants de Florence, qui a déclaré irrecevable la demande d'expertise. La Cour a souligné que, pour ordonner cette expertise, doit émerger un "fumus" d'incapacité procédurale. Ce principe est en ligne avec ce qui est établi par l'article 70 du Nouveau Code de Procédure Pénale, qui stipule que l'expertise peut être demandée s'il y a nécessité de statuer.

Enquêtes préliminaires - Expertise - Nécessité - Conditions.
En matière de capacité de l'accusé à comparaître, lors des enquêtes préliminaires, de manière similaire à ce qui est prévu pour le jugement par la formule « si nécessaire », l'expertise est ordonnée lorsque se révèle la « nécessité de statuer », c'est-à-dire lorsque surgit un "fumus" d'incapacité procédurale.

Les conditions pour l'expertise

L'arrêt met en évidence que l'expertise n'est pas automatique, mais doit être justifiée par des conditions spécifiques. En particulier, les conditions requises pour procéder à une expertise sont :

  • Présence d'un indice d'incapacité procédurale.
  • Nécessité de clarifier la situation de l'accusé pour garantir un procès équitable.
  • Respecter le principe de proportionnalité et de nécessité par rapport aux mesures adoptées.

Ces critères sont fondamentaux pour éviter les abus de procédure et garantir que l'expertise soit utilisée comme un outil de protection et non comme une simple formalité.

Conclusions

L'arrêt n° 48832 de 2023 représente un important pas en avant dans la clarté des normes concernant la capacité de l'accusé à comparaître. La Cour, en se référant aux principes du Nouveau Code de Procédure Pénale, souligne l'importance d'une expertise fondée sur des éléments concrets et justifiés. Cette approche protège non seulement les droits de l'accusé, mais garantit également le respect du procès équitable, un principe fondamental dans le système juridique italien et européen.

Cabinet d’Avocats Bianucci