Arrêt n° 2030 de 2024 : le lien de causalité dans les crimes d'omission

L'arrêt n° 2030 du 21 novembre 2024, rendu par la Cour d'Assises d'Appel de Gênes, offre une réflexion importante sur les crimes d'omission et sur le délicat thème du lien de causalité. La décision se concentre sur l'évaluation judiciaire nécessaire pour établir si une conduite omise aurait pu éviter un événement dommageable, soulignant la pertinence du principe de « au-delà de tout doute raisonnable » dans le contexte de telles évaluations.

Le contexte de l'arrêt

Le cas examiné concerne l'accusé R. R., accusé de crimes d'omission. La Cour, dans son examen, a dû faire face à la question cruciale du lien de causalité, c'est-à-dire le lien entre la conduite omise et l'événement dommageable. En particulier, il a été analysé comment l'évaluation judiciaire doit être structurée pour répondre aux exigences de certitude requises par le droit pénal.

La maxime de référence

Conduite omise - Évaluation judiciaire - Modalités de formulation - Indication. En matière de lien de causalité dans les crimes d'omission, l'évaluation judiciaire, scandée selon les phases du jugement dit explicatif, fonctionnel à l'évaluation, sur le plan naturaliste, de ce qui s'est passé, ainsi que du jugement contrefactuel, visant à établir si la conduite due omise aurait pu éviter l'événement, doit être informée, en tout état de cause, par le canon de « au-delà de tout doute raisonnable ».

Cette maxime souligne que, dans le cas des crimes d'omission, il est essentiel de suivre un processus d'évaluation qui repose sur des preuves concrètes et sur une analyse détaillée des circonstances. L'évaluation doit non seulement comprendre une reconstruction des événements, mais aussi évaluer si l'action qui n'a pas été accomplie aurait effectivement pu prévenir la survenance de l'événement dommageable.

Les implications de l'arrêt

  • Besoin de preuves solides : La Cour souligne que la charge de la preuve incombe à l'accusation, qui doit démontrer de manière claire et convaincante le lien causal.
  • Le principe de l'au-delà de tout doute raisonnable : Il est fondamental dans chaque procès pénal et devient d'autant plus crucial dans les cas de conduite omise.
  • Jugement contrefactuel : Il doit être mené avec soin, en tenant compte de toutes les variables et des conséquences possibles des actions omises.

En résumé, l'arrêt n° 2030 de 2024 met en évidence l'importance d'une évaluation rigoureuse et méthodologique dans les cas de crimes d'omission. La clarté dans la formulation des conduites dues et l'analyse critique de leurs conséquences sont des éléments clés pour garantir un procès équitable et une application correcte de la justice.

Conclusions

La Cour d'Assises d'Appel de Gênes, par son arrêt, a apporté une contribution significative à la jurisprudence en matière de crimes d'omission, établissant une orientation claire concernant le lien de causalité. Les implications de cet arrêt sont pertinentes non seulement pour les professionnels du droit, mais aussi pour la société civile, car elles soulignent l'importance de la responsabilité individuelle et de la nécessité d'une évaluation rigoureuse dans les procédures pénales.

Cabinet d’Avocats Bianucci