Violence Sexuelle et Dissensus : Commentaire sur l'Arrêt n° 29356 de 2024

Le récent arrêt de la Cour de Cassation n° 29356 du 18 avril 2024 offre des éléments pertinents pour comprendre la délicatesse des dynamiques liées au consentement dans la violence sexuelle. La Cour a réaffirmé un principe fondamental : la manifestation explicite de dissensus de la part de la personne lésée est irréfutable et ne peut être considérée comme dépassée par des comportements ultérieurs qui pourraient sembler ambigus.

Le Principe du Consentement dans la Violence Sexuelle

La Cour, présidée par G. Sarno et rapporteur A. Andronio, a abordé le cas d'un accusé, G. P.M. Secchia Domenico, confirmant ce qui avait déjà été établi par des décisions antérieures en la matière. En particulier, le principe de droit énoncé clarifie que :

Dissensus initial au rapport de la personne lésée - Possibilité de son dépassement par effet de comportements ultérieurs et implicites de signe contraire - Exclusion - Conséquences. En matière de violence sexuelle, la manifestation explicite et initiale de dissensus à l'intrusion d'autrui dans sa propre sphère sexuelle de la part de la personne lésée ne peut être considérée comme dépassée par ses comportements ultérieurs et implicites de signe contraire, de sorte qu'il n'est pas permis à l'agent de compter sur la non-véracité d'un dissensus explicite.

Ce passage souligne comment la législation italienne, en ligne avec les principes de protection des droits humains, reconnaît l'importance du consentement actif et clair. Le Code Pénal à l'article 609-bis consacre la protection de la liberté individuelle, étendant une protection particulière aux victimes de violence sexuelle.

Implications pour l'Avenir

L'arrêt n° 29356 représente un pas significatif dans la lutte contre la violence de genre. Les conséquences de cette décision peuvent influencer non seulement le système judiciaire, mais aussi la perception sociale du consentement. Il est fondamental que la société comprenne que :

  • Le dissensus explicite doit toujours être respecté.
  • Des comportements ultérieurs ne peuvent jamais être interprétés comme un changement de volonté.
  • La validité du consentement doit être claire et sans équivoque.

La Cour a ainsi contribué à renforcer la prise de conscience que chaque personne a le droit de s'autodéterminer, sans risquer que son dissensus soit mal compris ou ignoré.

Conclusions

En conclusion, l'arrêt n° 29356 de 2024 représente une importante affirmation du principe de respect pour la liberté individuelle dans le contexte de la violence sexuelle. Il réaffirme la nécessité d'un consentement clair et sans équivoque, soulignant que le dissensus ne peut être dépassé par des comportements ultérieurs. Cette orientation juridique ne protège pas seulement les victimes, mais contribue également à promouvoir une culture du respect et de la conscience des droits individuels.

Cabinet d’Avocats Bianucci