La Décision n° 44707 du 2024 : Approfondissement sur le Vol et L'Altérité de la Chose

Dans le paysage juridique italien, la décision n° 44707 du 25 octobre 2024 offre des perspectives significatives concernant le délit de vol, en particulier en relation avec le concept d'altérité de la chose. La Cour de Cassation a traité un cas où l'agent avait maintenu la propriété de la chose dérobée, mais avait néanmoins cédé la possession à la victime. Cette décision soulève d'importantes réflexions sur la distinction entre possession et propriété, fondamentales dans le droit pénal.

Le Contexte Normatif et Jurisprudentiel

La décision s'inscrit dans un contexte normatif bien défini par le Code Pénal, en particulier par les articles 628 et 627, qui régissent respectivement le vol et le cambriolage. La Cour a réaffirmé qu'en matière de vol, l'altérité de la chose n'exclut pas la responsabilité de l'agent, même si ce dernier a maintenu la propriété de la chose dérobée. Il s'agit d'un aspect crucial, car il met en évidence que la cession de la possession à la victime est suffisante pour déterminer l'illicéité de la soustraction.

Altérité de la chose - Maintien de la propriété de la chose dérobée par l'agent - Irrelevance - Cession à la victime de la possession, entendue comme relation de fait sur la chose - Suffisante aux fins de l'illicéité de la soustraction. En matière de vol, l'altérité de la chose n'est pas exclue si l'agent a maintenu la propriété de la chose dérobée, en cédant la possession à la victime du dépouillement matériel, étant donné que la possession, entendue comme relation de fait avec la "res", se configure également en l'absence d'un lien juridique.

La Distinction entre Possession et Propriété

La décision n° 44707 du 2024 clarifie comment la possession, entendue comme relation de fait avec la chose, peut exister même en l'absence d'un lien juridique. Cela signifie que la victime du vol, bien qu'elle ne soit pas propriétaire de la chose, peut néanmoins exercer un droit de possession sur celle-ci. Une telle interprétation est fondamentale pour comprendre l'action du voleur, qui, au moment où il cède la possession à la victime, n'exclut pas sa propre responsabilité pénale.

  • La cession de la possession est considérée comme suffisante pour configurer l'illicéité de la soustraction.
  • La propriété de la chose par l'agent est irrélevante aux fins de la responsabilité pénale pour vol.
  • La possession se configure également en l'absence d'un lien juridique.

Conclusions

En conclusion, la décision n° 44707 du 2024 représente un pas important dans la compréhension du délit de vol et de ses éléments constitutifs. La distinction entre possession et propriété est essentielle pour interpréter correctement les dynamiques de ce délit. La Cour de Cassation, avec cette décision, a fourni une clé de lecture qui aide à clarifier les responsabilités de l'agent et à protéger les droits des victimes. Il est fondamental que les professionnels du droit prêtent attention à de telles décisions, car elles influencent directement l'approche juridique dans les cas de vol et de crimes contre le patrimoine.

Cabinet d’Avocats Bianucci