Commentaire sur la Sentence n. 18643 de 2024 : Limites du Contrôle Administratif dans le Secteur de l'Eau

La récente ordonnance n. 18643 de 2024, émise par le Tribunal Supérieur des Eaux Publiques, offre une réflexion importante sur les limites du contrôle juridictionnel en matière de décisions administratives dans le secteur de l'eau. Ce cas spécifique concernait une contestation relative à la délibération régionale qui établissait la mesure d'électricité à céder gratuitement par un concessionnaire de dérivation hydroélectrique. L'ordonnance du tribunal clarifie comment l'étendue du contrôle est liée à la vérification des vices concernant l'exercice de la fonction publique.

Les Limites du Contrôle du Tribunal Supérieur des Eaux Publiques

La Cour a établi que son contrôle se limite à vérifier la légitimité des décisions administratives, notamment sur les vices d'excès de pouvoir et sur la raisonnabilité des choix effectués. Cette approche vise à garantir un équilibre entre l'autonomie de l'administration publique et le contrôle juridictionnel. En substance, le tribunal ne s'avance pas à évaluer le fond des choix, mais se concentre sur leur cohérence par rapport aux objectifs publics et aux besoins à gérer.

  • Vérification des vices de l'exercice de la fonction publique.
  • Vérification de la raisonnabilité et de la proportionnalité des choix.
  • Limitation à l'exclusion des raisons de fond.
L'étendue du contrôle du Tribunal supérieur des eaux publiques, lorsqu'il est appelé à se prononcer en unique degré sur la légitimité des décisions administratives contestées, est limitée à la vérification des vices relatifs à l'exercice de la fonction publique (y compris ceux désignés par les figures symptomatiques de l'excès de pouvoir), et concerne donc la vérification de la raisonnabilité et de la proportionnalité du choix par rapport au but, sans s'étendre aux raisons de fond, devant s'arrêter non seulement devant les hypothèses de choix équivalents, mais aussi devant celles moins fiables, pourvu qu'elles soient congruentes avec le but à atteindre et avec les besoins à gérer. (En l'espèce, la S.C. a affirmé la juridiction du TSAP, en vertu de l'art. 143, al. 1, lett. a), r.d. n. 1775 de 1933 T.U. eaux, concernant la demande visant à vérifier l'illégitimité d'une délibération régionale déterminant la mesure d'électricité que le titulaire d'une concession de grande dérivation à usage hydroélectrique devait céder gratuitement à la région, en vertu de l'art. 31 de la l.r. Lombardie n. 23 de 2019).

Implications pour le Secteur de l'Eau

Cette sentence souligne l'importance d'un contrôle juridictionnel qui, bien que limité, doit garantir le respect des principes de bonne administration et de protection des intérêts publics. Pour les concessionnaires et les opérateurs du secteur hydroélectrique, la décision du tribunal représente un signal clair concernant la nécessité d'opérer dans le cadre de la loi et de respecter les délibérations régionales.

Conclusions

En conclusion, l'ordonnance n. 18643 de 2024 s'inscrit dans un contexte juridique de plus en plus attentif aux limites du contrôle juridictionnel sur les décisions administratives. La capacité d'un tribunal à évaluer la légitimité des choix sans entrer dans le fond des mêmes représente un équilibre fondamental pour le fonctionnement de l'administration publique. Les implications de cette sentence s'étendent au-delà du cas spécifique, influençant les décisions futures et les modalités opérationnelles dans le secteur de l'eau.

Cabinet d’Avocats Bianucci