Ordonnance n° 19711 de 2024 : La Validité de la Certification Urbanistique dans la Vente de Terrains

La récente ordonnance n° 19711 du 17 juillet 2024 de la Cour de Cassation offre d'importants éclaircissements concernant la vente de terrains qui, après la conclusion de l'acte authentique, sont devenus non constructibles. Ce prononcé s'inscrit dans un contexte juridique complexe, dans lequel la nullité d'un contrat de vente peut être contestée en raison de problèmes liés à la certification urbanistique. La décision, en effet, souligne la possibilité d'intégrer la certification urbanistique par l'une des parties, mettant en évidence la nature spéciale de la nullité prévue par le d.P.R. n° 380 de 2001.

Contexte Normatif et Jurisprudentiel

La question centrale concerne l'article 30, alinéa 2, du d.P.R. n° 380 de 2001, qui établit que l'absence de preuve précise de la destination urbanistique d'un terrain constructible représente une condition pour l'action en nullité. Cependant, la Cour a réaffirmé que cette nullité est spéciale et ne peut être invoquée que par les parties intéressées. Cela signifie qu'une partie peut, par sa propre initiative, remédier au vice de l'absence de preuve, tant que la nullité de la vente n'a pas été constatée par un jugement devenu définitif.

La Maxime de la Décision

En général. En cas de vente d'un terrain devenu non constructible après la date de l'acte authentique, l'intégration ultérieure de la certification urbanistique par l'une des parties est admise, en tant que la nullité prévue par l'alinéa 2 de l'art. 30 du d.P.R. n° 380 de 2001 est une nullité spéciale qui ne peut être invoquée que par les parties intéressées qui, par leur initiative, même individuelle, peuvent déterminer la régularisation du vice de l'absence de preuve précise de la destination urbanistique du terrain constructible, qui constitue une simple condition de l'action, jusqu'à ce que la nullité de la vente ait été constatée avec force de chose jugée. Il en résulte que la destination urbanistique d'un terrain non construit est démontrable non seulement sur la base d'un certificat émis antérieurement et proche de la date de l'accord de transfert, et en tout cas dans le délai de validité prévu par l'alinéa 3 de l'article 30 susmentionné, mais aussi par un certificat historique émis après le contrat, à condition qu'il respecte la réglementation en vigueur au moment de la conclusion.

Ce passage souligne que la destination urbanistique d'un terrain peut également être prouvée par des certificats émis après la signature du contrat, à condition qu'ils respectent les exigences réglementaires en vigueur au moment de la vente. Cet aspect est crucial pour garantir une plus grande sécurité dans les transactions immobilières, surtout dans un contexte où les réglementations urbanistiques peuvent changer au fil du temps.

Conclusions

En résumé, l'ordonnance n° 19711 de 2024 représente un pas important en avant dans le domaine du droit immobilier, clarifiant les modalités par lesquelles il est possible de remédier à un vice lié à la certification urbanistique. Les parties impliquées dans une vente doivent être conscientes de ces opportunités, afin d'éviter des problèmes futurs et garantir la légalité des transactions. La décision, donc, ne fournit pas seulement un guide pour la gestion correcte des ventes immobilières, mais offre également un outil utile de protection pour les parties.

Cabinet d’Avocats Bianucci