Ordonnance n° 17148 de 2024 : La Vente de Construction Abusive et la Référence à l'Art. 1489 C.C.

Le thème de la vente de biens immobiliers en divergence par rapport aux titres de construction est d'une grande importance dans le contexte juridique italien. Avec l'ordonnance n° 17148 du 21 juin 2024, la Cour d'Appel de Naples a fourni une clarification importante concernant les responsabilités du vendeur en cas de construction abusive. En particulier, l'ordonnance se concentre sur l'application de l'article 1489 du Code Civil, qui traite des droits et des charges liés à la chose vendue.

La Discipline de l'Art. 1489 C.C.

Le code civil italien, à l'art. 1489, établit les conditions dans lesquelles les garanties pour éviction et vices de la chose vendue s'appliquent. Selon le principe de la décision, en cas de vente d'une construction réalisée en divergence avec le permis de construire, cette norme est applicable si le vice ne se traduit pas par des anomalies structurelles du bien. De plus, il est fondamental que la divergence n'ait pas été déclarée dans le contrat ou qu'elle n'ait pas été connue de l'acheteur au moment de l'achat.

GARANTIE POUR - EN GÉNÉRAL Vente de construction abusive parce que divergente du titre de construction - Discipline de l'art. 1489 c.c. - Applicabilité - Conditions. Dans l'hypothèse d'une vente de construction réalisée en divergence avec le permis de construire, l'art. 1489 c.c. s'applique en matière de charges et droits d'autrui grevant la chose vendue, lorsque le vice de la chose ne se concrétise pas en anomalies structurelles du bien, et pourvu que la divergence n'ait pas été déclarée dans le contrat ou, en tout cas, ne soit pas connue de l'acheteur au moment de l'achat.

Les Conditions d'Application de la Garantie

Il est intéressant de noter que la Cour a précisé les conditions sous lesquelles l'art. 1489 c.c. peut être appliqué. En effet, la norme s'applique lorsque le vendeur n'a pas déclaré la divergence et que l'acheteur n'en avait pas connaissance. Cela implique que la transparence dans les négociations est fondamentale. Dans le cas contraire, le vendeur pourrait être tenu responsable pour d'éventuels dommages ou vices qui émergent après l'achat.

  • La divergence ne doit pas être déclarée dans le contrat.
  • L'acheteur ne doit pas être au courant de la divergence au moment de l'achat.
  • Le vice ne doit pas concerner des anomalies structurelles de l'immeuble.

Conclusions

En résumé, l'ordonnance n° 17148 de 2024 offre un important point de réflexion pour ceux qui s'occupent de droit immobilier. La clarté sur les garanties du vendeur en cas de construction abusive est fondamentale pour protéger les intérêts des acheteurs et promouvoir des pratiques de vente plus transparentes. Il est donc central de connaître les réglementations et les conditions d'applicabilité de celles-ci, afin que les droits de toutes les parties impliquées soient respectés et protégés.

Cabinet d’Avocats Bianucci