La décision n. 20238 de 2024 et l'invalidité partielle du commandement : une analyse approfondie

L'ordonnance récente n. 20238 du 22 juillet 2024 de la Cour de cassation représente un point de référence important en matière d'opposition à commandement. En particulier, la Cour a abordé le thème de l'intimation de somme supérieure au dû, clarifiant les conséquences juridiques de cette situation et le pouvoir du juge dans le cadre de l'opposition. Voyons plus en détail le contenu de la décision et les principes juridiques impliqués.

Invalidité partielle du commandement

La Cour a établi que, dans le cas où une partie de la somme intimée n'est pas due, cela n'entraîne pas l'invalidité totale du commandement. En effet, la maxime exprimée dans la décision stipule :

Intimation de somme supérieure au dû - Conséquences - Invalidité partielle du commandement - Existence - Effets - Détermination de la somme due - Pouvoir du juge de l'opposition - Faits. En matière d'opposition à commandement, la non-due d'une partie seulement de la somme portée ne remet pas en cause l'intimation dans son ensemble, mais en détermine l'invalidité partielle, entraînant uniquement la réduction de la somme demandée dans les limites de celle due, avec pour conséquence que l'intimation reste valide pour la somme effectivement due, dont la détermination est assurée par le juge, qui est investi de pouvoirs de connaissance ordinaire à la suite de l'opposition concernant le montant du crédit. (En l'espèce, la S.C. a cassé la décision attaquée, qui avait révoqué entièrement le commandement, les intérêts moratoires n'étant pas dus, constituant la rubrique prépondérante du calcul commandé).

Cela signifie que, bien qu'une partie de la somme demandée ne soit pas justifiée, le commandement reste valide pour la partie effectivement due. Le juge, par conséquent, a le pouvoir de réduire la somme intimée, préservant ainsi la validité de l'acte pour le reste du crédit.

La position de la jurisprudence

La décision examinée s'inscrit dans un sillon jurisprudentiel déjà tracé par des décisions antérieures. En particulier, la Cour a rappelé des maximes précédentes qui confirment le principe de l'invalidité partielle, comme la n. 2160 de 2013 et la n. 24704 de 2020. Ces décisions ont souligné que l'erreur concernant une partie de la somme ne doit pas compromettre l'ensemble de l'acte, garantissant ainsi un équilibre entre les exigences de protection du créancier et le droit à la défense du débiteur.

Conclusions

La décision n. 20238 de 2024 représente un important éclaircissement dans la gestion des oppositions à commandement, confirmant la validité de l'intimation même en présence d'erreurs partielles dans la somme demandée. Cette approche non seulement protège les droits du créancier, mais permet également une défense adéquate pour le débiteur, évitant des révocations totales du commandement qui pourraient s'avérer injustifiées. Il est fondamental que les professionnels du droit tiennent compte de cette orientation pour garantir une correcte mise en place des pratiques de recouvrement de créances.

Cabinet d’Avocats Bianucci