Assurance-vie : commentaire de l'Ordonnance n° 20128 de 2024 sur le questionnaire anamnestique

Le thème de l'assurance-vie est d'une importance fondamentale dans le contexte juridique italien, en particulier en ce qui concerne les déclarations faites par le contratant à l'assureur. L'Ordonnance n° 20128 du 22 juillet 2024, émise par la Cour de Cassation, offre des éclaircissements significatifs concernant l'obligation d'information et la formulation des questionnaires anamnestiques. Dans cet article, nous analyserons le contenu de cette décision et son impact sur le secteur de l'assurance.

Le cas examiné

Le litige concernait une assurance-vie souscrite par G. (A. P.) contre C. (T. M.), dans laquelle la validité des déclarations fournies dans le questionnaire anamnestique était contestée. La Cour d'Appel de Palerme avait déjà rejeté les demandes de G., amenant l'affaire devant la Cour Suprême. L'aspect central de la question était de savoir si l'assureur avait l'obligation d'indiquer analytiquement toutes les pathologies pertinentes pour l'évaluation du risque.

Maxime de la décision

En général. L'assureur qui, avant la souscription d'une assurance-vie, soumet au contractant un questionnaire anamnestique, pour l'évaluation du risque, n'a aucune obligation d'indiquer analytiquement tous les états morbides qu'il juge influents sur le risque, mais il suffit qu'il pose au assuré la demande générale de déclarer tout état morbide en cours au moment de la souscription ou qu'il regroupe les espèces par typologies, ni cette formulation du questionnaire ne peut être interprétée comme un désintérêt de l'assureur à connaître des maladies non expressément mentionnées.

Cette maxime clarifie l'importance de la formulation du questionnaire anamnestique. Il suffit que l'assureur demande de manière générale la déclaration des états morbides, sans obligation de lister chaque pathologie. Cette approche ne doit pas être interprétée comme un manque d'intérêt de la part de l'assureur, mais comme une manière de simplifier la collecte des informations.

Implications juridiques

La décision rappelle d'importants articles du Code Civil, comme les articles 1375, 1892 et 1893, qui établissent les principes de correction et de bonne foi dans les négociations. En particulier, l'article 1892 souligne que le contractant doit fournir des déclarations véridiques concernant ses conditions de santé, tandis que l'article 1893 précise que d'éventuelles réticences ou inexactitudes peuvent entraîner la nullité du contrat. Cependant, la Cour a établi que l'assureur n'est pas tenu de fournir une liste détaillée des pathologies, mais doit se limiter à demander des informations générales.

  • Le questionnaire anamnestique doit être clair et compréhensible.
  • Le contractant a le devoir de communiquer d'éventuelles pathologies en cours.
  • L'assureur n'a pas l'obligation d'indiquer toutes les maladies potentiellement pertinentes.

Cette décision représente un précédent juridique important qui pourrait influencer les futurs contrats d'assurance-vie. La clarté des questionnaires anamnestiques est fondamentale pour garantir une relation de confiance entre les parties.

Conclusions

En conclusion, l'Ordonnance n° 20128 de 2024 offre une interprétation équilibrée des dynamiques entre assureurs et contractants. Elle souligne que, bien qu'il existe une obligation de clarté et de transparence, on ne peut exiger que l'assureur indique chaque état morbide. Il est fondamental que les contractants soient conscients de leur responsabilité à fournir des informations véridiques et complètes. Ce n'est qu'ainsi qu'une évaluation correcte du risque et une plus grande protection pour les deux parties impliquées dans le contrat d'assurance-vie pourront être garanties.

Cabinet d’Avocats Bianucci