Arrêt n. 21192/2023 : L'unicité de l'œuvre de construction et la nécessité de titres habilitants

L'arrêt n. 21192 du 4 avril 2023, rendu par la Cour de Cassation, offre une réflexion importante sur la réglementation en matière de construction, en particulier concernant la soumission des interventions à des titres habilitants. L'affaire examinée concerne l'accusé G. O., qui était impliqué dans une question de construction résolue par les juges avec un rappel fondamental de la nécessité de considérer l'œuvre dans son unicité.

Le contexte de l'arrêt

La Cour a en effet établi que, en matière de délits de construction, l'évaluation de l'œuvre doit être effectuée en considérant l'ensemble du résultat de l'activité de construction, plutôt que d'analyser séparément les composants individuels. Ce principe est essentiel pour déterminer le régime habilitant applicable, qui peut nécessiter des permis de construire et des autorisations paysagères, en particulier dans les zones protégées.

Soumission à des titres habilitants - Évaluation de l'œuvre dans son unicité - Nécessité - Existence - Faits. En matière de délits de construction, l'évaluation de l'œuvre, aux fins de l'identification du régime habilitant applicable, doit porter sur le résultat de l'activité de construction dans son unicité, sans pouvoir considérer séparément les composants individuels. (Affaire relative à la construction, dans une zone protégée, d'un mur destiné à un usage de douche et du plafond d'une salle de bain extérieure, ouvrages pour la réalisation desquels, considérés dans leur ensemble, il était nécessaire d'obtenir le permis de construire et l'autorisation paysagère).

Les implications légales de l'arrêt

Ce principe d'unicité a des répercussions significatives pour les citoyens et les professionnels du secteur de la construction. En effet, chaque intervention, même si elle semble minimale, doit être évaluée dans le contexte de l'ensemble de l'œuvre. Les conséquences d'une évaluation fractionnée peuvent conduire à des sanctions et à des situations d'illégalité, qui peuvent s'avérer coûteuses tant sur le plan économique que légal.

  • Nécessité de permis pour des interventions même mineures dans des zones protégées.
  • Risques liés à la réalisation d'œuvres sans considérer l'unicité.
  • Importance d'une consultation juridique avant d'entreprendre des travaux de construction.

Conclusions

En conclusion, l'arrêt n. 21192/2023 représente un avertissement clair pour ceux qui envisagent d'effectuer des interventions de construction. Il est fondamental d'aborder la conception et la réalisation des œuvres avec une vision d'ensemble, en évitant de négliger des aspects réglementaires qui pourraient entraîner de graves conséquences. Faire appel à des experts du secteur et considérer attentivement les réglementations en vigueur est une étape cruciale pour garantir la régularité et la légalité de ses actions dans le domaine de la construction.

Cabinet d’Avocats Bianucci