Commentaire sur l'Ordonnance n° 11211 de 2024 : Accords provinciaux de réajustement salarial dans le secteur agricole

La récente Ordonnance n° 11211 du 26 avril 2024, émise par la Cour de Cassation, offre une clarification importante concernant la légitimité des accords d'entreprise visant à intégrer les accords provinciaux de réajustement salarial dans le secteur agricole. Cette décision s'inscrit dans le contexte normatif défini par le Décret-Loi n° 103 de 2021, converti avec modifications par la Loi n° 125 de 2021, et vise à interpréter de manière authentique l'article 10 de la Loi n° 199 de 2016.

Le contexte normatif et la question soumise à la décision

La question centrale portait sur la validité des accords d'entreprise conclus en présence de la seule signature de l'association patronale à laquelle est affiliée l'entreprise signataire de l'accord provincial. En particulier, l'ordonnance précise qu'en vertu du ius superveniens, ces accords peuvent être considérés comme légitimement conclus, même s'ils sont signés après une certaine date, à condition qu'ils le soient avant l'entrée en vigueur de la loi de conversion du d.l.

(AVANTAGES, EXEMPTIONS, ALLÉGEMENTS) Accords provinciaux de réajustement salarial - Secteur agricole - Art. 3-ter d.l. n° 103 de 2021, conv. avec modif. par la l. n° 125 de 2021 - Interprétation de l'art. 10 l. n° 199 de 2016 - Ius superveniens - Accords d'entreprise intégrant les accords provinciaux - Effets sur ces accords d'entreprise. En vertu du ius superveniens prévu à l'art. 3-ter du d.l. n° 103 de 2021, conv. avec modif. par la l. n° 125 de 2021, d'interprétation authentique de l'art. 10 de la l. n° 199 de 2016 concernant les accords provinciaux de réajustement salarial du secteur agricole, les accords d'entreprise intégrant ces accords provinciaux doivent être considérés comme légitimement conclus même en présence de la signature de la seule association patronale à laquelle est affiliée l'entreprise concernée et signataire de l'accord provincial et, s'ils prévoient un programme de réajustement graduel, peuvent être complétés par des accords signés même après le 17 octobre 2001, à condition qu'ils le soient avant l'entrée en vigueur de la loi de conversion du d.l. précité.

Implications de la décision pour le secteur agricole

Cette décision a plusieurs implications pour le secteur agricole et pour les entreprises qui y opèrent. Tout d'abord, elle offre une plus grande certitude juridique concernant la validité des accords d'entreprise qui intègrent des dispositions provinciales. Les entreprises peuvent donc se sentir plus en sécurité en concluant de tels accords, sachant que leur validité n'est pas compromise par la présence d'une seule association patronale.

  • Clarté sur la légitimité des accords d'entreprise d'intégration.
  • Possibilité d'intégrer des accords même après des dates spécifiques, augmentant la flexibilité pour les entreprises.
  • Renforcement des droits des travailleurs grâce à un réajustement salarial plus clair et accessible.

Conclusions

En conclusion, l'Ordonnance n° 11211 de 2024 représente un pas important vers une plus grande clarté dans la gestion des accords salariaux dans le secteur agricole. Elle fournit non seulement des indications claires pour les entreprises, mais contribue également à garantir les droits des travailleurs, en favorisant un environnement de travail plus équitable et juste. Les entreprises et les associations professionnelles sont donc invitées à prendre en considération les implications de cette décision dans leur gestion future des relations syndicales et des accords salariaux.

Cabinet d’Avocats Bianucci