Commentaire sur l'Ordonnance n° 19226 du 12/07/2024 : Aspects de la Procédure Sommaire de Cognition

Avec l'Ordonnance n° 19226 du 12 juillet 2024, la Cour s'est exprimée sur un thème crucial concernant la procédure sommaire de cognition, en particulier sur les modalités de présentation et de production des preuves. Cet arrêt offre des perspectives significatives pour les avocats et les professionnels du droit, en clarifiant les conséquences du manque d'indication des moyens de preuve et des documents.

Le Contexte de l'Arrêt

Le cas examiné concerne le recours présenté par C. (Cipullo Paola) contre C. et s'est déroulé devant le Tribunal de Santa Maria Capua Vetere. La Cour a souligné que dans la procédure sommaire de cognition, il n'y a aucune sanction procédurale pour le manque d'indication spécifique des moyens de preuve et des documents par le requérant ou le défendeur. Cet aspect est fondamental, car il permet une plus grande flexibilité dans la gestion des preuves, évitant des préclusions qui pourraient limiter le droit de défense.

Les Implications de l'Arrêt

La Cour a déclaré que la production de documents après le dépôt du premier acte de défense est admissible, jusqu'à la prononciation de l'ordonnance prévue à l'article 702-ter c.p.c. Cela signifie que les parties peuvent présenter des preuves supplémentaires même après la phase initiale du procès, garantissant ainsi que chaque aspect pertinent puisse être pris en compte. Cette approche vise à garantir un procès équitable, en accord avec les principes de justice et de défense.

Procédure sommaire de cognition - Actes introductifs - Omission d'indication spécifique et/ou de production des moyens de preuve et des documents - Préclusions - Inexistence - Conséquences. En ce qui concerne la procédure sommaire de cognition, puisqu'aucune sanction procédurale n'est prévue en relation avec le non-respect du critère d'indication spécifique des moyens de preuve et des documents dont le requérant et le défendeur souhaitent, respectivement, se prévaloir, ni en relation avec la non-production de ces documents, au recours ou à la comparution en réponse, il est admissible de produire des documents après le dépôt du premier acte de défense et jusqu'à la prononciation de l'ordonnance prévue à l'article 702-ter c.p.c.

Conclusions

Cette Ordonnance représente une clarification importante pour les avocats et les parties impliquées dans des procédures sommaires de cognition. La possibilité de présenter des documents supplémentaires même après l'acte de défense initial permet une gestion plus fluide des litiges. La Cour, par cette décision, démontre une attention particulière aux droits de défense et à la nécessité de garantir que chaque preuve pertinente puisse être présentée en temps utile. Il est essentiel que les professionnels du droit soient informés de ces développements pour pouvoir protéger au mieux les intérêts de leurs clients.

Cabinet d’Avocats Bianucci