Analyse de l'Ordonnance n° 10922 de 2024 : Vices de la Procédure et Sanctions Administratives

La récente Ordonnance n° 10922 du 23 avril 2024, rendue par la Cour de Cassation, offre des points de réflexion importants concernant le thème des sanctions administratives dans le secteur de l'intermédiation financière. En particulier, on discute de l'applicabilité de l'art. 21 octies de la loi n° 241 de 1990, qui introduit des nouveautés significatives concernant la pertinence des vices procéduraux.

Le Contexte Normatif

Le référentiel normatif central est l'article 195 du d.lgs. n° 58 de 1998, qui établit les procédures pour l'application des sanctions par la Consob. L'ordonnance souligne qu'à la suite de l'entrée en vigueur de l'art. 21 octies, alinéa 2, de la loi n° 241 de 1990, les vices de la procédure administrative ne sont plus considérés comme pertinents. Cela est particulièrement significatif, car cela établit une nette distinction entre la nature contraignante de la mesure de sanction et les possibles erreurs formelles qui peuvent survenir durant la procédure.

Les Implications de la Décision

La Cour a déclaré qu'en raison de la nature contraignante de la mesure de sanction, d'éventuels vices procéduraux ne peuvent pas influencer l'efficacité de la sanction. Cela signifie que les sanctions imposées par la Consob restent valides même en présence d'irrégularités procédurales. Certains points saillants découlant de l'ordonnance incluent :

  • La norme a un caractère procédural et peut être appliquée rétroactivement aux jugements d'opposition en cours.
  • La décision renforce la stabilité et la certitude du droit dans le secteur de l'intermédiation financière.
  • La mesure de sanction conserve son contenu inchangé, indépendamment des vices formels.
Intermédiation financière - Procédure Consob ex art. 195 du d.lgs. n° 58 de 1998 - Vices de la procédure - Pertinence - Exclusion - Fondement - Art. 21 octies de la l. n° 241 de 1990 - Norme procédurale - Jugements d'opposition en cours - Applicabilité.

Conclusions

En conclusion, l'Ordonnance n° 10922 de 2024 représente une étape importante dans la jurisprudence concernant l'intermédiation financière. Elle clarifie comment les vices procéduraux ne peuvent compromettre la validité des sanctions imposées, garantissant ainsi une plus grande certitude pour les acteurs du secteur. Cette approche pourrait influencer les stratégies de défense dans des cas similaires, invitant à une réflexion plus attentive sur les droits et devoirs des parties impliquées.

Cabinet d’Avocats Bianucci