Dommages dus à une transfusion sanguine : commentaire sur l'ordonnance n° 535 de 2025

La récente ordonnance n° 535 du 09 janvier 2025 de la Cour de Cassation offre d'importants éclaircissements concernant les transactions relatives aux dommages dus à une transfusion sanguine et à l'administration d'hémodérivés infectés. En particulier, la Cour a établi que le Ministère de la Santé n'est pas tenu d'accepter la proposition de transaction formulée par la personne lésée, mettant en évidence les complexités juridiques et pratiques liées à de tels accords.

Le contexte de l'arrêt

La décision de la Cour s'inscrit dans un domaine juridique délicat, celui des responsabilités découlant de transfusions de sang infecté. Dans ces situations, les victimes doivent souvent traiter avec une Administration Publique qui, par la loi, doit suivre des procédures rigoureuses. L'ordonnance souligne l'importance de la forme écrite "ad substantiam" pour la validité des accords transactionnels.

En général. En matière de dommages dus à une transfusion sanguine ou à l'administration d'hémodérivés infectés, le Ministère de la Santé n'est pas tenu d'accepter la proposition de transaction formulée par la personne lésée, étant donné la nécessité de la forme écrite "ad substantiam" de l'accord transactionnel, devant être conclu dans un contexte unique et avec l'intervention des organes habilités à engager la volonté de l'A.P., ainsi que l'exigence, pour conclure la transaction, d'une complexe phase d'instruction, qui impose d'acquérir une documentation appropriée sur l'existence des éléments factuels du litige et, donc, de procéder à une évaluation discrétionnaire, tant sur l'"an" que sur le "quantum", en ce qui concerne l'intérêt à des concessions réciproques avec l'autre partie.

Les implications juridiques

La Cour a confirmé que le Décret Directeur du 17 novembre 2003, qui fixe les montants reconnus en matière transactionnelle, ne constitue pas un acte formel de transaction. Ceci est fondamental pour comprendre comment l'Administration Publique gère les demandes d'indemnisation, soulignant que chaque proposition doit être évaluée au cas par cas. Les normes juridiques impliquées, telles que l'art. 1965 du Code Civil, exigent que la transaction soit effectuée avec le consentement des deux parties, impliquant une analyse approfondie de la situation.

  • Nécessité de la forme écrite pour la validité de l'accord.
  • Évaluation discrétionnaire par l'Administration Publique.
  • Complexité de la phase d'instruction pour la collecte de documentation.

Conclusions

En conclusion, l'ordonnance n° 535 de 2025 représente une référence importante pour ceux qui sont confrontés à la question des dommages dus à une transfusion sanguine. Elle clarifie non seulement les responsabilités du Ministère de la Santé, mais aussi les procédures qui doivent être suivies pour parvenir à une transaction valide. Les victimes de tels dommages doivent donc être conscientes des complexités liées à leur situation et considérer l'importance d'une assistance juridique qualifiée pour naviguer dans un contexte juridique aussi complexe.

Cabinet d’Avocats Bianucci