Analyse de l'Arrêt n° 575 de 2025 : Compétence Territoriale et Responsabilité des Magistrats

La responsabilité civile des magistrats est un sujet de grande importance dans le paysage juridique italien. L'Ordonnance n° 575 du 09/01/2025, rendue par la Cour de Cassation, représente un pas important dans la définition des règles de compétence territoriale en matière de comportements dolosifs ou fautifs imputables aux magistrats. Dans cet article, nous analyserons le contenu de l'arrêt, mettant en évidence ses implications et les principes juridiques qui le soutiennent.

Contexte Normatif et Faits

La question traitée dans l'arrêt concerne la compétence territoriale pour les procès de responsabilité civile intentés contre l'État, en vertu de la Loi n° 117 de 1988. Il est important de noter que, lorsque plusieurs juges, tant de premier degré que de cassation, sont impliqués dans des faits dolosifs ou fautifs, la cause doit être considérée comme unitaire. Cela implique que la compétence territoriale doit être déterminée selon le critère établi par l'art. 11 du Code de Procédure Pénale (c.p.p.), comme mentionné par l'art. 4 de la même loi.

Le Principe de l'Arrêt

Comportements dolosifs ou fautifs imputables à des magistrats d'un bureau judiciaire et de la S.C. - Compétence territoriale - Tribunal au sens de l'art. 11 c.p.p. - Comportements dolosifs ou fautifs imputables à des magistrats de la S.C. - Tribunal au sens de l'art. 11 c.p.p. - Exclusion - Tribunal au sens de l'art. 25 c.p.c. - Faits. Dans les procès de responsabilité civile intentés contre l'État, en vertu de la loi n° 117 de 1988, lorsque plusieurs juges, de premier degré et de cassation, coopèrent à des faits dolosifs ou fautifs même différents dans le cadre de la même affaire judiciaire, la cause est nécessairement unitaire et la compétence territoriale doit être attribuée pour tous selon le critère de l'art. 11 c.p.p., mentionné par l'art. 4, alinéa 1, de la même loi ; alors que, si ces procès ont pour objet uniquement les comportements, actes ou décisions des magistrats de la Cour de Cassation, le transfert de compétence prévu par l'art. 11 c.p.p. ne s'applique pas et, par conséquent, la compétence territoriale est attribuée selon l'art. 25 c.p.c. en suivant la règle du forum commissi delicti, de sorte qu'elle relève en tout état de cause du Tribunal de Rome, comme tribunal du lieu où l'obligation est née. (En application de ce principe, la S.C. a rejeté le recours qui contestait l'arrêt attaqué pour avoir reconnu la compétence du Tribunal de Rome à décider d'un procès concernant des comportements prétendument dolosifs et fautifs de magistrats de la même S.C., consistant à rendre une décision entachée de contradiction avec un précédent arrêt déjà passé en force de chose jugée).

Implications Pratiques de l'Arrêt

Ce jugement a plusieurs implications pratiques pour les professionnels du droit et pour les citoyens. En particulier, les points suivants sont à souligner :

  • La nécessité de considérer la cause comme unitaire lorsque plusieurs magistrats sont impliqués dans des comportements dolosifs ou fautifs.
  • L'exclusion de l'application de l'art. 11 c.p.p. pour les comportements des magistrats de la Cour de Cassation, attribuant la compétence au tribunal de Rome selon l'art. 25 c.p.c.
  • La clarté dans la distinction des responsabilités qui peuvent découler de la coopération de plusieurs juges dans une même affaire.

Conclusions

L'arrêt n° 575 de 2025 représente un important éclaircissement concernant la compétence territoriale dans les procédures de responsabilité civile contre les magistrats. Il renforce le principe de l'unité nécessaire de la cause et offre des indications précieuses sur la manière de gérer des situations impliquant plusieurs juges. Les professionnels et les citoyens doivent tenir compte de ces indications pour naviguer efficacement dans le complexe système de justice italien.

Cabinet d’Avocats Bianucci