Recevoir une contestation pour omission de déclaration de TVA représente un moment de grande préoccupation pour tout entrepreneur ou professionnel. Il ne s'agit pas seulement d'une question fiscale qui impacte les finances de l'entreprise, mais d'une situation qui, en dépassant certains seuils, franchit le seuil du droit pénal. En tant qu'avocat pénaliste à Milan, Me Marco Bianucci comprend profondément l'anxiété qui découle du risque d'une procédure pénale et des conséquences que celle-ci peut avoir sur la réputation personnelle et la continuité de l'entreprise. Il est fondamental de comprendre que la réglementation distingue clairement le simple retard ou l'erreur administrative de la conduite pénalement pertinente, et qu'intervenir rapidement est la clé d'une défense efficace.
Le cadre normatif de référence pour les délits fiscaux en Italie est principalement le Décret Législatif n° 74/2000. L'article 5 de ce décret régit spécifiquement le délit d'omission de déclaration. Pour que la conduite ait une pertinence pénale, il ne suffit pas d'oublier de déposer la déclaration ou de la déposer avec un retard supérieur à 90 jours. La loi impose une condition objective de punissabilité : l'impôt éludé doit être supérieur à cinquante mille euros par impôt et par période d'imposition. Cela signifie que si la TVA due et non déclarée dépasse ce montant, le délit est constitué, puni d'une peine d'emprisonnement de deux à cinq ans. Il est important de souligner que le délit est consommé à l'expiration du délai de dépôt de la déclaration annuelle, prorogé de quatre-vingt-dix jours.
Outre le seuil quantitatif, un élément crucial pour la constitution du délit est l'élément subjectif, c'est-à-dire l'intention frauduleuse spécifique. Le ministère public doit prouver que l'omission a été commise avec la volonté précise d'éluder les impôts. Cet aspect ouvre d'importantes marges de manœuvre défensives, car toute omission n'est pas le fruit d'une volonté d'évasion ; parfois, des causes de force majeure, des erreurs de tiers professionnels ou des situations de crise d'entreprise peuvent intervenir, qui, bien que ne justifiant pas l'infraction administrative, peuvent avoir un impact sur la responsabilité pénale. Un avocat expert en droit pénal fiscal travaille précisément sur l'analyse de ces éléments pour démonter l'accusation ou en atténuer les conséquences.
Me Marco Bianucci aborde les cas d'omission de déclaration de TVA avec une méthode analytique et multidisciplinaire, conscient que le droit pénal et le droit fiscal sont des matières étroitement interconnectées mais distinctes. Au cabinet de Milan, situé Via Alberto da Giussano 26, la stratégie de défense commence par un examen méticuleux de la documentation comptable et fiscale. L'objectif principal est de vérifier l'exactitude des calculs effectués par l'Agence des Revenus ou la Garde des Finances : souvent, en effet, le dépassement du seuil de punissabilité résulte de présomptions ou d'erreurs de calcul qui peuvent être contestées.
En tant qu'avocat expert en délits financiers, Me Marco Bianucci évalue attentivement la possibilité d'accéder à des dispositifs incitatifs tels que le repentir spontané (ravvedimento operoso) ou l'extinction du délit par le paiement de la dette fiscale avant l'ouverture du procès. La stratégie ne se limite pas à la seule salle d'audience, mais inclut une gestion proactive de la relation avec l'Administration Financière. L'approche vise toujours à protéger le client du risque de détention et à limiter l'impact patrimonial, en construisant un récit défensif solide qui souligne l'absence d'intention frauduleuse ou la présence de circonstances atténuantes. La défense technique est élaborée sur mesure pour le cas spécifique, en évitant les solutions standardisées qui, en droit pénal, mènent rarement à des résultats satisfaisants.
Il s'agit de deux délits distincts prévus par le D.Lgs. 74/2000. L'omission de déclaration (art. 5) se produit lorsque la déclaration n'est pas déposée du tout (ou avec un retard supérieur à 90 jours) et que l'impôt éludé dépasse 50 000 euros. L'omission de paiement de la TVA (art. 10-ter), quant à elle, est constituée lorsque la déclaration a été régulièrement déposée, mais que le montant dû n'a pas été payé avant l'échéance de l'acompte relatif à la période d'imposition suivante, pour un montant supérieur à 250 000 euros.
Le paiement intégral de la dette fiscale, y compris les sanctions et les intérêts, a un effet très important dans la procédure pénale. Si le paiement intervient avant l'ouverture du procès de première instance, le délit s'éteint et aucune poursuite pénale n'est engagée. Si le paiement intervient ultérieurement, il peut néanmoins être évalué par le juge comme une circonstance atténuante, entraînant une réduction significative de la peine.
En principe, le contribuable est le responsable final du dépôt de la déclaration. Cependant, si l'on parvient à prouver que l'omission a été causée exclusivement par une conduite frauduleuse ou négligente du professionnel chargé, et que le contribuable a exercé le contrôle dû (culpa in vigilando) ou a été trompé, cela peut affecter l'élément subjectif du délit (l'intention frauduleuse) et conduire à une acquittement. C'est une ligne de défense complexe qui nécessite des preuves documentaires rigoureuses.
Faire face à une procédure pour délits fiscaux exige une compétence technique et une rapidité d'action. Si vous avez reçu un avis de redressement ou si vous craignez d'être impliqué dans une procédure pour omission de déclaration de TVA, il est essentiel de ne pas attendre que la situation s'aggrave. Me Marco Bianucci, avocat expert en droit pénal des affaires, est à votre disposition pour analyser votre cas et définir la meilleure stratégie de défense.
Contactez le Cabinet d'Avocats Bianucci pour fixer un rendez-vous au siège de Milan, Via Alberto da Giussano, 26. Ensemble, nous évaluerons chaque aspect de votre situation pour protéger votre liberté et votre activité professionnelle.